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L'Afrique du Sud critique l'AGOA mitonnée par Trump

L'Afrique du Sud critique l'AGOA mitonnée par Trump

Afrique du Sud

L’Afrique du Sud n’est pas totalement satisfaite des termes de la version 2018 de la loi américaine sur la croissance et les opportunités, AGOA.

Rob Davies, le ministre sud-africain du Commerce et de l’Industrie explique que Pretoria doit non seulement payer les dommages collatéraux des nouveaux tarifs douaniers américains, mais qu’elle est en plus prise au piège de la politique de Donald Trump en matière d’importation de l’acier.

Il ajoute en outre que l‘économie sud-africaine fera face aux effets collatéraux des nouvelles règles américaines à grande échelle.

Car si nous devions perdre la production nationale, nous retournerions être de simple production de vinyles, sans aucune valeur ajoutée.

« Nous en sommes à payer des dégâts collatéraux dans un conflit que nous n’avons pas provoqué et qui omet le fait que nous devons aussi faire face aux conséquences de la surabondance de l’acier sur le marché mondial et que l’Afrique du Sud prend des mesures pour défendre sa propre production.

Nous avons dû prendre des mesures, parfois des mesures controversées. Nous avons dû gérer l‘équilibre en amont et en aval dans un processus assez compliqué, mais qui nous permet de défendre la production locale d’acier en Afrique du Sud.

Car si nous devions perdre la production nationale, nous retournerions être de simple production de vinyles, sans aucune valeur ajoutée. Nous n’avons tout simplement pas la capacité portuaire d’importer tout l’acier dont nous avons besoin. Il y aura donc des effets en cascade. C’est une question qui s’impose à nous ».

Commentant toujours la volonté des États-Unis d’exclure certains produits comme l’acier justement de l’AGOA, le ministre Davies s’en prend au principe général de cette loi adoptée en 2002 pour accélérer le développement du continent. À son avis, le but de l’AGOA n’est clairement pas d’aider les pays d’Afrique sub-saharienne à se développer. Mais à les maintenir dans leur statut de producteurs et d’exportateur de matières premières sans valeur ajoutée.

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