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Migrants : Antonio Tajani, le président du parlement de l'UE préconise une 'liste noire' de passeurs

Migrants : Antonio Tajani, le président du parlement de l'UE préconise une 'liste noire' de passeurs

Afrique

En visite en Libye, le président du Parlement européen Antonio Tajani préconise d‘établir une “liste noire” des principaux passeurs de migrants. L’objectif de cette recommandation est de combattre le trafic en Europe et en Afrique.

Au cours d’un entretien avec Fayez al-Sarraj , le chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Antonio Tajani a indiqué avoir discuté de l’importance de surveiller les frontières sud de la Libye en vue de limiter les flux de migrants qui arrivent dans ce pays en vue d’effectuer la traversée périlleuse de la Méditerranée.

“La défense de la frontière sud, bien sûr un renforcement des frontières du littoral nord de la Libye mais nous avons aussi discuté qu’il serait juste de faire une liste noire des trafiquants d‘êtres humains, d’armes et de drogues parce que ce sont toujours les mêmes et qu’ils sont aussi souvent à la tête des groupes terroristes.” A-t-il déclaré.

''Ces passeurs sont des terroristes, des trafiquants d'armes et d'être humains. Si nous n'arrivons pas à anéantir ces organisations criminelles, il sera très difficile de lutter contre l'immigration clandestine".

Il a par ailleurs suggéré à cette occasion l’installation de centres d’accueil “à la frontière entre le Niger et la Libye”, où seraient distingués “ceux qui ont effectivement le droit d‘être accueillis les réfugiés et les autres, qui ne sont que des migrants économiques”.

“Les centres doivent être installés à la frontière entre le Niger et la Libye, ils ne devraient pas être des camps de séquestration, donc ils doivent évidemment être des centres d’accueil où les droits de l’homme sont respectés ‘’. A-t-il ajouté.

Outre l’immigration, la coopération en matière économique, la santé et l’enseignement supérieur l’hôte libyen a également discuté de l’organisation des prochaines élections, notamment dans la “préparation technique” et l’envoi d’observateurs pour veiller au bon déroulement du scrutin.

“C’est à la Libye de fixer la date des élections et pas à nous”, a-t-il dit, sans faire allusion à la réunion de Paris.

La visite de M. Tajani intervient après un compromis sur les migrations auquel l’UE est péniblement arrivée lors d’un sommet européen fin juin et qui préconise notamment la création de “plateformes de débarquements” de migrants en dehors de l’UE.

Déchirée par une lutte de pouvoir acharnée et plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est dirigée par deux entités rivales: le GNA, issu d’un processus onusien et reconnu par la communauté internationale, qui est basé à Tripoli, et un cabinet parallèle installé dans l’Est.

Outre M. Sarraj, M. Tajani a rencontré d’autres responsables de l’ouest libyen, ainsi que des organisations humanitaires de l’ONU et des gardes-côtes libyens.

AFP