République démocratique du Congo
L’assignation mardi du géant suisse des matières premières, Glencore, par le département américain de la justice dans le cadre d’une vaste enquête pour corruption, notamment en République démocratique du Congo, a été saluée dans ce pays.
Glencore a annoncé qu’il était assigné dans le cadre d’une vaste enquête pour corruption liée à ses activités au Nigeria, au Venezuela et en République démocratique du Congo (RDC) de 2007 à aujourd’hui.
La décision américaine “est une bonne nouvelle, elle permettra de faire la lumière sur plusieurs dossiers ici chez nous”, a réagi auprès de l’AFP un responsable de la Générale des carrières et des mines (Gecamines).
Principale société minière de l’État congolais, la “Gecamines est gérée comme un kiosque privé depuis l’avènement de Kabila fils” à la tête du pays, a-t-il accusé. “Toutes les grosses sommes entrent directement dans le compte privé d’Albert Yuma”, président du conseil d’administration de la Gécamines et proche du président congolais Joseph Kabila.
“Corruption : La société minière @Glencore, associée jusqu‘à très récemment au sulfureux homme d’affaires israélien et copain de Kabila, Dan Gertler, a été sommée par la justice américaine de soumettre les documents sur ses opérations entre autres en #RDC de 2007 à ce jour”, commente le mouvement congolais Lutte pour le changement (Lucha) sur son compte Twitter.
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Glencore : une réputation de plus en plus ternie
Milliardaire israélien, Dan Gertler, est visé depuis décembre 2017 par des sanctions imposées par le Trésor américain qui a mis en cause son amitié avec M. Kabila, lui ayant permis d’amasser une vaste fortune par le biais de transactions “opaques et corrompues”.
Les soupçons de corruption visant les activités de Glencore, notamment en RDC, ne sont pas nouveaux.
En mai dernier, l’agence Bloomberg avait rapporté que le groupe pourrait également faire l’objet d’une enquête au Royaume-Uni pour des faits présumés de corruption en RDC.
Mi-juin, à la “semaine minière” à Lubumbashi (sud-est de la RDC), Mark Bristow, PDG de l’entreprise sud-africaine Randgold, avait accusé à mots couverts Albert Yuma de conflits d’intérêts, pour son double rôle à la tête du syndicat patronal congolais et de la Gécamines : “Il a participé au débat sur la loi (portant réforme du code minier). Ce n’est pas une bonne chose pour un footballeur de décider des règles du jeu juste avant d’entrer sur le terrain”, avait-il dit à l’AFP.
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AFP
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