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Congo : la libération sans jugement du journaliste Dombé-Bemba pourrait faire débat

Congo : la libération sans jugement du journaliste Dombé-Bemba pourrait faire débat

Congo

Après dix-huit mois de détention à la Maison d’arrêt de Brazzaville, le journaliste Ghys Fortuné Dombé-Bemba a été libéré le 3 juillet. Mais, une libération sans jugement. Au point de susciter une polémique sur les faits qui lui étaient reprochés.

De nouveau avec les siens. Ghys Fortuné Dombé-Bemba a passé la nuit de mardi à mercredi chez lui. « On m’a libéré. C’est une bonne chose », a expliqué ce mercredi au téléphone, l’ancien directeur général du journal « Talassa », célèbre pour ses articles virulents contre le régime de Sassou-Nguesso.

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Accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat en lien avec le chef rebelle Frédérice Bintsamou alias Pasteur Ntumi, Dombé-Bemba a été arrêté le 11 janvier 2017 à Brazzaville. La justice congolaise reprochait au journaliste d’avoir relayé le message de Ntumi. Ce dernier était poursuivi par l’Etat du fait de la guerre déclenchée en avril 2016 à la veille de la publication des résultats de la présidentielle entre sa milice Ninja et la Force publique, dans le département du Pool aux environs de la capitale congolaise.

« Une détention arbitraire »

Pourtant, expliquaient Ghys et ses proches, le discours de Ntumi « traînait sur internet  depuis des semaines. Ce qui veut dire qu’il ne s‘était jamais rendu à Kindamba (un des bastions de Ntumi, NDLR) pour interviewer Ntumi ».

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En novembre dernier, plusieurs ONG ont appelé à la libération de Dombé-Bemba, jugeant son arrestation « arbitraire ». Elles avaient également déploré la dégradation de sa santé en prison. Dix-huit mois après son arrestation, Ghys Fortuné est désormais libre. Mais, une liberté provisoire. C’est dire qu’il reste sous le coup de poursuites judiciaires et peut être renvoyé en prison.


Dombé-Bemba en 2008

Et pourtant, le bât pourrait blesser quelque part…. Notamment l’absence de jugement. Si en réalité le mandat d’arrêt contre Ntumi n’a toujours pas été levé comme prescrit par l’accord de cessez-le-feu du 23 décembre 2017, des interrogations persistent sur les raisons de cette liberté provisoire. La justice congolaise aurait-elle eu du mal à réunir tous les éléments à charge ?

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