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Les pays ''riches'' ont une attitude ''ignoble'' face aux migrants selon Filippo Grandi

Les pays ''riches'' ont une attitude ''ignoble'' face aux migrants selon Filippo Grandi

Suisse

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés fustige l’attitude ‘‘ignoble’‘ des pays qualifiés de riches sur la situation des migrants.

Selon Filippo Grandi, bon nombre de gouvernements ignorent qu’ils ont le devoir d’aider les personnes fuyant la guerre ou la persécution.

Au cours d’une interview accordée à déclaré à Reuters, il a précisé que les migrants économiques ont des droits et des besoins différents de ceux qui fuient la guerre et la persécution. Une classification très souvent méconnue ou confuse pour le public qui les considère comme une menace.

Tout d'abord, le chiffre global a encore augmenté de quelques millions. Nous avons aujourd'hui 68,5 millions de personnes déplacées ou réfugiées dans le monde, ce qui est sans doute dû aux conflits prolongés.

“Maintenant, les gouvernements doivent exercer leur leadership, fournir de bonnes réponses. C’est possible et c’est gérable. Nous ne parlons pas du nombre en masse vers les pays riches. Bien au contraire, les gouvernements ont projeté une image d’urgence. Et malheureusement, de nombreux dirigeants politiques en ont profité pour obtenir des voix et installé la peur dans le but de construire leurs bases électorales et je pense que c’est méprisable et irresponsable. “ A-t-il décrié.

Certains pays plus pauvres comme le Bangladesh sont allés au-delà de leurs obligations internationales en acceptant un grand nombre de réfugiés, alors que ces riches pays d’Europe ont refusé. Un exemple négatif pour les pays les plus pauvres, selon Filippo Grandi qui acceptent de porter seuls le fardeau de l’accueil des migrants.

L’année dernière, environ 60 000 personnes ont été réinsérées dans certains pays ; un geste décrit par Grandi comme un ‘‘partage du fardeau’‘.

Sous l’ancien président Barack Obama, les États-Unis avaient le plus grand programme de réinstallation au monde, avec 110 000 places approuvées l’année dernière.

Mais les chiffres n’ont eu cesse de chuter sous la présidence de Donald Trump. Le plafond cette année est de 45 000, et Grandi déclare craindre que le nombre réel soit beaucoup plus bas en raison des contrôles de sécurité et des réductions de financement.

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