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Congo : libération de tous les membres du mouvement « Ras-le-bol »

Congo : libération de tous les membres du mouvement « Ras-le-bol »

Congo

Ils sont désormais libres. Ce sont des membres d’un mouvement juvénile congolais dénommé « Ras-le-bol » détenus depuis des semaines à Brazzaville et à Pointe-Noire.

« Après la libération des membres du mouvement citoyen Ras-le-bol de Brazzaville, aujourd’hui le tour est venu aux membres de Pointe-Noire. En effet, Julhphat Pregana, Franck Badiata et Vhan Kibamba tous arbitrairement incarcérés à la maison d’arrêt de Pointe-Noire viennent d‘être libérés », peut-on lire sur la page facebook du site « Brazzanews » jugé proche de l’opposition par des observateurs.

En début mai dernier, Brazzanews dénonçait une arrestation « arbitraire » de plusieurs membres de Ras-le-bol. Arrestations que l’organe avait liées aux manifestations des membres du mouvement contre les procès d’acteurs politiques dont le général Jean Marie Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle de 2016, ancien chef d‘État-major de l’armée congolaise condamné en mai dernier pour « atteinte à la sûreté de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions de guerre ».

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L’interpellation a suscité une vague de réactions dont celle de la coalition « Tournons la Page » regroupant des ONG de plusieurs pays de défense ds droits de l’homme. «Il ne sert à rien de harceler la société civile, lorsqu’on sait que demain, on aura besoin d’elle, dans le cadre par exemple des négociations avec le FMI », lançait Brice Makosso, membre de Tournons la Page.

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Un plaidoyer qui aura été finalement payant. Mais, de nombreux autres acteurs dont le journaliste Ghys Fortuné Dombé-Bemba, l’ancien proche du président Sassou-Nguesso, André Okombi-Salissa sont jusqu’ici en prison et attendent leurs procès depuis plus d’un an de détention provisoire.

Mais, le code de procédure pénale du Congo stipule qu’une détention provisoire ne peut excéder six mois. Ce qui explique que plusieurs estiment que ce sont des procès politiques, même si Brazzaville s’est toujours efforcé de démontrer que ces personnes sont poursuivies pour des affaires de droit commun.

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