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En Tunisie, le Premier ministre Youssef Chahed s'en prend au fils du président

En Tunisie, le Premier ministre Youssef Chahed s'en prend au fils du président

Tunisie

Un message sans gants adressé ce lundi par le Premier ministre tunisien Youssef Chahed aux cadres de son parti. Si ces derniers exigent son départ pour mauvaise gestion, lui, défend au contraire un bilan favorable.

Youssef Chahed se sait sur la sellette. D’ailleurs, ce lundi, alors que les Tunisiens attendaient avec impatience son message à la Nation, beaucoup ont cru devoir assister à une annonce de sa démission. Mais au lieu de cela, le Premier ministre est arrivé, déterminé à conserver son poste.

Une “guerre” qu’il doit livrer au sein même de son propre parti, Nidaa Tounès, dont certains cadres exigent sa démission dans les plus brefs délais. Principal instigateur de ce mot d’ordre, Hafidh Caid Essebsi, chef du parti laïque et fils du chef de l’Etat Beji Caid Essebsi.

Notre gouvernement a rempli ses obligations en matière de stabilité, sécurité, lutte contre le terrorisme et relance du tourisme

“Quand je parle d’une crise politique, la vérité est que cela a commencé dans mon propre parti, Nidaa Tounès. Ce qui ne ressemble malheureusement pas au parti que j’ai rejoint en 2013, et auquel de nombreux Tunisiens ont fait confiance”, a lancé le Premier ministre.

“Les gens qui le dirigent aujourd’hui, et à sa tête, Hafidh Caïd Essebsi et ceux qui l’entourent ont détruit le parti et poussé un grand nombre de personnes capables et honnêtes à le quitter. Le temps est venu aujourd’hui pour des réformes au sein du parti, pour ramener la confiance des gens dans le parti”, a-t-il ajouté.

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Un bilan à défendre

Depuis 2016, Nidaa Tounès est englué dans des querelles intestines qui ont considérablement entamé son influence sur la scène politique. C’est en plein dans cette tempête politique que Youssef Chahed a été nommé en août 2016 en remplacement de Habib Essid. Ce dernier était accusé par le parti au pouvoir de ne pas mener à bien les réformes économiques nécessaires pour stimuler la croissance et créer des emplois.

Ces mêmes griefs sont aujourd’hui adressés à M. Chahed. Mais le Premier ministre les rejette vigoureusement brandissant en contre-argument une croissance économique au-delà des 2,5 % au premier trimestre.

“Notre gouvernement a rempli ses obligations en matière de stabilité, sécurité, lutte contre le terrorisme et relance du tourisme”, a-t-il déclaré reconnaissant malgré tout certaines failles du gouvernement comme la chute du dinar.

Il a dès lors réitéré son engagement à réformer les caisses sociales et les entreprises publiques, largement déficitaires. “Notre pays a besoin de consensus politique”, a-t-il affirmé alors que des élections présidentielle et législatives sont prévues en 2019.

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