Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

This is Culture

this-is-culture

Somalie : les tenues traditionnelles menacées

Somalie : les tenues traditionnelles menacées

Somalie

Alors que les produits importatés à bas prix inondent les marchés, l’industrie textile traditionnelle de la Somalie est au bord de l’extinction. Peu d’artisans gardent cependant la tradition en vie. Les beaux vêtements traditionnels luttent pour rester à la mode chez les Somaliens.

“Je travaille depuis 21 ans; J’ai appris à faire des tenues traditionnellles avec mon père. Je voudrais continuer à faire vivre l’artisanat, “ a déclaré,Mohamed Nur,un artisan.

Les vêtements traditionnels ont eu leur temps de gloire dans le pays, quand les jeunes et les vieux Somaliens étaient fiers de s’habiller tenues locale. Mais depuis que les marchés ont été pris d’assaut par des vêtements importés, les données ont changé.

Mais comme on dit, bon marché est cher.

“Ces vêtements durent longtemps alors que les autres vêtements importés s’abiment rapidement. Les vêtements que je porte sont traditionnels. Même le turban enroulé sur ma tête est fait à la main, “ a t-il ajouté.

Aujpourdhui en Somalie, seule les personnes âgées envisagent encore d’acheter les vêtements traditionnels faits à la main dans le pays. Mais pour les jeunes les vêtements localaux comme Al-Hindi sont des anciens models.

Pour Haji Duqow, client,“il y a une grande différence entre les vêtements traditionnels et les autres vêtements, ils peuvent durer plus de trois ans alors que les vêtements importés ne font qu‘à peu près 8 mois.”

“J’ai appris ce metier il y a 21 ans et je suis devenu très compétent, mais en raison du manque d‘équipement moderne, nous utilisons des outils primitifs. Nous ne pouvons produire que 3 articles par jour et letravail est sont très épuisants, “ a souligné l’artisan Abdullahi Mohamed.
 
Alors que l’industrie textile locale lutte pour surmonter ces obstacles, les artisans déplorent le manque de détermonation du gouvernement pour relancer complètement l’artisanat ou promovoir davantage de modèls africains sur les marchés locaux.