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Changement de Premier ministre en Guinée : un économiste aux commandes

Guinée

<p><strong>Un économiste de 64 ans, Ibrahima Kassory Fofana, membre du gouvernement sortant, a été nommé lundi Premier ministre de Guinée par le président Alpha Condé, selon un décret lu dans la soirée sur les médias d’Etat.</strong></p> <p>“Le président de la république, le professeur Alpha Condé, a signé lundi soir un décret portant nomination de M. Ibrahima Kassory Fofana (64 ans) en qualité de Premier ministre, chef du gouvernement”, selon les termes du décret. </p> <p>Ministre chargé des investissements et des partenariats publics-privés dans le gouvernement sortant, il doit “proposer un nouveau gouvernement dans les meilleurs délais”, selon la même source.</p> <p>M. Fofana remplace Mamadi Youla, qui avait présenté sa démission et celle de son gouvernement jeudi 17 mai, deux mois après la promesse du président guinéen de procéder à un “grand remaniement ministériel” après une série de grèves et de manifestations, dont certaines meurtrières.</p> <p>M. Fofana était un adversaire tenace d’Alpha Condé, opposant historique en Guinée, sous le régime du général Lansana Conté (1984-2008), dont il était très proche. </p> <p>Après l‘élection d’Alpha Condé en 2010, les deux hommes s‘étaient rapprochés.</p> <p>Economiste de formation, le nouveau Premier ministre a été dans les années 70-80 un haut responsable aux ministères de la Coopération internationale puis du Plan.</p> <p>Il deviendra par la suite ministre du Budget et de la restructuration du secteur parapublic en 1996, puis ministre de l’Economie et des Finances de 1996 à 2000, avant d‘être limogé par Lansana Conté.</p> <p>Après un exil volontaire à Dakar puis aux Etats-Unis, il était rentré en Guinée, où il fonda le parti Guinée Pour Tous (<span class="caps">GPT</span>) en octobre 2009. Candidat à la présidentielle de 2010, il avait remporté 0,66 % des suffrages.</p> <h3>Apaiser le climat social</h3> <p>Le 8 mars, après des semaines de manifestations organisées par les syndicats d’enseignants pour réclamer des augmentations de salaires et par l’opposition pour contester le résultat des élections locales du 4 février, le chef de l’Etat avait été hué par des centaines de femmes lors d’une cérémonie.</p> <p>Il avait alors promis de se mettre à l‘écoute “de la majorité silencieuse” et de procéder ensuite à un “grand remaniement ministériel”.</p> <p>Le conflit dans l’enseignement a pris fin quelques jours plus tard, après un accord sur les salaires, mais l’opposition conteste toujours la victoire aux élections locales du 4 février du parti au pouvoir, le <span class="caps">RPG</span>, face à l’<span class="caps">UFDG</span> de l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, principal opposant au président Alpha Condé.</p> <p>Début avril, l’opposition avait suspendu ses manifestations de rue afin d’entamer un dialogue avec le pouvoir. Dénonçant le manque de volonté politique de la mouvance présidentielle, elle a organisé une nouvelle journée “ville morte” à Conakry le 14 mai.</p> <p>Après une intervention des ambassadeurs notamment des Etats-Unis et de l’Union européenne, qui ont proposé une médiation selon M. Diallo, l’opposition a annoncé une nouvelle “suspension” de ses manifestations, tout en confirmant son boycott du “dialogue interguinéen” sur le contentieux électoral.</p> <p>Les deux mois de manifestations de l’après-scrutin, entachées de violences, avaient fait au moins douze morts.</p> <p>Selon l’opposition et les comptages de la presse et des <span class="caps">ONG</span> de défense des droits l’homme, 94 opposants ont été tués en Guinée, en majorité par balle, au cours de manifestations politiques depuis avril 2011.</p> <p><strong><span class="caps">AFP</span></strong></p>
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