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Soudan : des militantes alertent sur la condition des femmes

Soudan : des militantes alertent sur la condition des femmes

Sud-Soudan

Des militantes pour les droits des femmes au Soudan s’expriment sur leur combat dans le pays, après la condamnation à mort d’une adolescente soudanaise pour le meurtre de son mari qu’elle accuse de l’avoir violée après un mariage forcé.

La colère monte au sein des organisations de défense des droits des femmes, au lendemain de la condamnation à mort de Noura Hussein. L’adolescente soudanaise de 19 ans a été condamnée à mort la semaine dernière pour avoir tué son mari, qui l’aurait violée après un mariage forcé. Une condamnation qui représente pour les activistes, un nouveau combat pour les droits des femmes au Soudan.

Le cas d’Hussein a déclenché une indignation internationale qui a poussé les activistes à lancer une campagne appelée «Justice For Noura» qui appelle à la clémence.

"Les femmes au Soudan sont systématiquement opprimées depuis 1989. C'est l'idéologie du régime qui fait de la discrimination entre hommes et femmes" ;

“Noura est condamnée à mort. Son cas nous a conduits tout près d’une exécution. La situation est dangereuse et les droits des femmes doivent être pris plus au sérieux pour que nous puissions les protéger et qu’elles se sentent en sécurité.” Explique Wini Omer, militante pour les droits des femmes au Soudan.

Selon Amnesty International, lorsque Noura Hussein a refusé de consommer son mariage, son mari a appelé deux de ses frères et un cousin pour qu’ils l’aident à la violer. Le lendemain, alors qu’il essayait à nouveau de la violer, elle l’a poignardé à mort.

Quelques jours après la condamnation de Mme Hussein, la police a administré 75 coups de fouet à une autre Soudanaise, reconnue coupable d’avoir épousé un homme sans le consentement de son père.

La détresse de l’adolescente a également attiré l’attention sur les problèmes rencontrés par les femmes au Soudan du sud telles que le viol conjugal, le mariage précoce, le mariage forcé et l’application arbitraire de la loi islamique, ainsi que les traditions tribales qui ciblent souvent les femmes.

“Les lois (au Soudan) sont un mélange entre la charia et les traditions communautaires. Les femmes sont aujourd’hui oppressées par ces lois. Oui, les lois en elles-mêmes ne suffisent pas à résoudre complètement le problème, mais elles peuvent offrir un bon environnement pour respecter les droits des femmes.’‘ Ajoute Amal Habbani, militante pour les droits des femmes au Soudan.

Les responsables soudanais affirment que de nombreux problèmes auxquels sont confrontées les femmes sont liés aux traditions séculaires des pays africains, souvent de nature tribale.

Les responsables soudanais affirment que de nombreux problèmes auxquels sont confrontées les femmes sont liés aux traditions séculaires des pays africain, souvent de nature tribale.

Dans la lutte pour la cause des femmes, les militants ont également appelé les États-Unis (qui ont levé en octobre des sanctions économiques imposées depuis 20 ans à Khartoum), à faire pression sur les autorités soudanaises.

“Nous essayons de coopérer avec le gouvernement pour lui faire comprendre qu’accorder plus de libertés améliore la société”, a indiqué Steven Koutsis, le chargé d’affaires américain au Soudan, à l’occasion d’un évènement en mars célébrant le courage de certaines Soudanaises.

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