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France : six mois de prison pour avoir refusé d'enlever son niqab

France : six mois de prison pour avoir refusé d'enlever son niqab

France

La France semble décidée à mettre au pas les inconditionnels de la religion. Une femme musulmane, entièrement voilée et qui a refusé d‘ôter son niqab s’est vue infliger une peine de six mois de prison. La femme en question s‘était cabrée, refusant de dévoiler son visage lors d’un contrôle de police. Les détails.

Le tribunal correctionnel de Toulouse a donné six mois de prison, dont trois avec sursis à la femme en niqab (voile intégral couvrant le visage à l’exception des yeux, voir photo). Ce qui revient à dire que la prévenue passera trois mois de sa vie derrière les barreaux. La peine lui a été infligée ce jeudi.

C’est Me Samim Bolaky, l’avocat de la musulmane en question, qui a communiqué l’information à la presse. Pour sa part, le procureur avait requis une peine un peu plus sévère ; six mois de prison, dont deux mois ferme.

Je suis pointée du doigt par rapport à mon voile qui demeure et reste une liberté de pratique du culte religieux.

Me Samim Bolaky, qui avait demandé un supplément d’informations : “nous estimons que des éléments n’ont pas été pris en compte” dans cette affaire. Ayant fait constater des vidéos de l’interpellation de sa cliente par un huissier, l’avocat souligne que la prévenue “a été traînée par les pieds dans le fourgon de police”.

Quant aux hommes en tenue, ils sont catégoriques, affirmant plutôt qu’ils “l’avaient portée”. Une plainte a été déposée par la prévenue contre les policiers pour violences policières.

La thèse de la liberté religieuse brandie

Réagissant à sa condamnation sur la chaîne de télévision France 3, l’intéressée se défend en ces termes : “je suis extrêmement en colère (…), j’ai un casier judiciaire vierge. Je suis pointée du doigt par rapport à mon voile qui demeure et reste une liberté de pratique du culte religieux.”

La condamnée, qui faisait face à la justice pour “rébellion, outrage et menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique”, a aussi tôt fait appel de la sentence. Les juges toulousains lui ont reproché la “dissimulation du visage dans un espace public”. Un délit en France.

Les faits remontent à plus loin, au 15 du mois d’avril dernier. C’est dans la ville de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, que la contestataire de 37 ans s‘était heurtée aux hommes en tenue.

L’interpellation de cette femme (dont le nom ne nous est pas révélé), avait entraîné des échauffourées dans le quartier populaire de Mirail, toujours à Toulouse. Le bras de fer, qui a duré plusieurs nuits, avait mis aux prises jeunes gens et forces de l’ordre.

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