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Crise politique à Madagascar : les bons offices de la COI

Crise politique à Madagascar : les bons offices de la COI

Madagascar

La Commission de l’océan indien (COI) se dit disponible à apporter sa pierre à l‘édifice afin que des solutions durables soient trouvées à la crise politique qui secoue Madagascar.

Manifestations, rassemblements, heurts,…. La situation est des plus explosives depuis quelques semaines à Madagascar. De quoi compromettre la tenue de l‘élection présidentielle qui se tiendra d’après le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Hery Rakotomanana entre le 25 novembre et le 25 décembre de cette année. Mais, a-t-il précisé en avril dernier, c’est au gouvernement de définir une date précise.

Et c’est ce gouvernement qui fait face à des manifestations initiées par l’opposition qui dénonce depuis le 21 avril de nouvelles lois électorales et demande au président sortant Hery Rajaonarimampianina de démissionner. Mais, opposition et majorité semblent campées chacune sur sa position, même si la Cour suprême avait tenté d’apaiser l’atmosphère en supprimant les lois électorales à polémiques. Ce qui fait craindre des risques d’enlisement de la crise politique.

>>> LIRE AUSSI : Madagascar : l’opposition veut la démission du président

Dès lors, si elle ne peut pas être une panacée, l’implication des pays voisins peut être nécessaire. Et c’est l’objectif essentiel poursuivi par Commission de l’océan indien (COI). L’institution regroupant des pays de l’Océan indien appelle les protagonistes au dialogue. «  La Présidence du Conseil de la COI appelle l’ensemble des parties prenantes à la mesure dans la poursuite d’un dialogue constructif devant mener à un scrutin présidentiel crédible, transparent et apaisé », peut-on lire dans un communiqué rendu public hier par Seetanah Lutchmeenaraidoo, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international de la République de Maurice.

Mais les bons offices de la COI sont loin d‘être gratuits. Les acteurs politiques malgaches doivent remplir deux conditions majeures. Elle exige ainsi : « la cessation immédiate des manifestations ayant pour conséquence d’attiser la tension et le respect de la liberté d’expression dans le cadre défini par les principes démocratiques universels, la Constitution et les lois de la République de Madagascar ».

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