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Le PM malien dans une région du Nord en proie aux violences

Le PM malien dans une région du Nord en proie aux violences

Mali

C’est une courte visite ; un hommage rendu mercredi par le Premier ministre malien à la dizaine de civils tués dans le nord du pays au cours des violences entre communautés.

Soumeylou Boubeye Maïga s’est rendu à Menaka, région frontalière avec le Niger au nord-est du Mali, où il a réitéré le rôle que doivent jouer les différents groupes partenaires de l’armée malienne.

‘‘Ces groupes doivent obéir aux mêmes exigences à savoir travailler à amener la sécurité, mais ne jamais commettre d’exactions et de violences contre les populations, ne jamais être mêlés à des violences entre les communautés.” A martelé le chef du gouvernement.

"Mon arrivée ici est également un signe que le processus de paix est une réalité dans notre pays, dans le nord".

Depuis la fin avril, une soixantaine de Touareg, dont des enfants et des personnes âgées, ont été tués dans des campements au sud de Menaka, une zone où opèrent des djihadistes se réclamant du groupe État islamique.

Des tueries considérées par des habitants de la région comme une vengeance des djihadistes aux lourdes pertes que leur ont récemment infligées les forces françaises et maliennes Appuyées par divers mouvements et groupe d’autodéfense.

“Sur toutes ces questions-là, chaque fois que des cas nous sont signalés, nous allons faire comme pour les Famas, les enquêtes qui s’imposent pour pouvoir mettre fin à ces exactions-là et à ces violences-là.” A-t-il ajouté.

En avril, la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à indiqué avoir reçu des informations faisant état notamment “d’exécutions sommaires d’au moins 95 personnes” lors d’opérations antidjihadistes menées près de Menaka depuis février “, par une coalition de groupes armés” dont le Gatia et le MSA, qui avaient catégoriquement démenti.

Face au “nombre élevé et inadmissible de crimes de masse” dans la région, le Gatia et le MSA, mais aussi le Ganda Izo, un groupe d’autodéfense à dominante peule, sont convenus la semaine dernière de “mutualiser toutes leurs ressources pour faire face à la situation dans le strict respect des textes nationaux et internationaux en vigueur”.

Dans un communiqué conjoint le 5 mai, les trois groupes ont également lancé un appel “à toutes les communautés pour s’unir, sauvegarder leurs liens de voisinage et de solidarité et le légendaire vivre ensemble du peuple malien”.

Les forces maliennes et françaises ont intensifié leur pression militaire sur les groupes jihadistes ces derniers mois en vue de l‘élection présidentielle du 29 juillet.

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