Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

This is Culture

this-is-culture

Yasuke, le premier Samouraï d'origine africaine, raconté par Serge Bilé

Yasuke, le premier Samouraï d'origine africaine, raconté par Serge Bilé

Côte d'Ivoire

C’est à proprement parler une histoire oubliée. Celle du premier samouraï noir que raconte le journaliste et écrivain franco-ivoirien Serge Bile.

Dans un récent ouvrage, il dresse le portrait inattendu d’un ancien esclave déporté au 16e siècle par les Jésuites au Japon.

Une fois au pays du soleil levant, Serge Bile raconte que l’homme originaire de l’actuelle Mozambique est adopté au point d‘être fait Samouraï.

J'aime bien raconter des histoires oubliées parce que je me dis que nous avons eu un rôle dans l'histoire qui est un rôle qui a été occulté.

“Ce samouraï s’appelle Yasuké, précise l’auteur. C’est un esclave, en tout cas un Africain qui a été capturé au Mozambique, qui a été envoyé d’abord en Inde chez les Jésuites où il était esclave. Et le père visiteur des Jésuites qui fait un peu le tour de ses missions – les missions vont de l’Ethiopie jusqu’en Inde en passant justement par le Mozambique donc – il s’est rendu au Japon. Et il a amené cet esclave avec lui, Yasuké.”

L’histoire de ce premier samouraï noir suit le même fil conducteur que l’ensemble de l’oeuvre de Serge Bile : mettre en lumière les personnalités noires dont l’histoire est trop souvent occultée.

“J’aime bien raconter des histoires oubliées parce que je me dis que nous avons eu un rôle dans l’histoire qui est un rôle qui a été occulté parce que comme on le sait, l’histoire est écrite par le vainqueur et le vainqueur ne s’attache qu‘à sa propre souffrance. Quand on parle de la Seconde Guerre mondiale, on parle surtout de souffrance du plus grand nombre, on oublie celle des tirailleurs sénégalais, celle de ceux qui ont eu un rôle important, celle aussi des noirs qui ont été déportés. On oublie un tas de choses parce que justement y a une mémoire qui est sélective et moi, je veux justement aller chercher cette mémoire oubliée parce que c’est la mémoire de nos ancêtres, c’est la mémoire de nos parents.”

Serge Bile s’est fait remarquer en 2005 avec un livre sur les Noirs dans les camps Nazi. Dans un autre ouvrage, il a révélé la présence d’un ingénieur haïtien dans les cales du Titanic. Il vit actuellement entre la Martinique et la Côte d’Ivoire.

Voir plus