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Cameroun : le gouvernement pour une traçabilité des armes à feu

Cameroun : le gouvernement pour une traçabilité des armes à feu

Cameroun

Le gouvernement camerounais entend mettre fin à la circulation illégale d’armes et munitions. Sans doute pour anticiper la montée de la violence dans un pays où la sécurité semble mise à mal surtout dans les zones anglophones.

La mesure a été diffusée dans un communiqué de presse du ministère de l’administration territoriale rendu public hier. C’est un document de deux pages portant la signature de Paul Atanga Nji, ministre de l’administration territoriale.

Un texte qui interdit la vente d’armes de chasse et de protection et de munitions, la fermeture d’usines ou de magasins d’armes ou munitions. Il s’agira également de faire un inventaire « exhaustif » des stocks d’armes et de munitions disponibles dans les armureries.

S’il a fait référence à la loi 2016/015 de décembre 2016 portant « régime général des armes et munitions au Cameroun », Atanga Nji a toutefois précisé que l’accent sera beaucoup plus mis sur les régions de l’Adamaoua, du Centre, du Littoral, de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-ouest.

Des zones où d’après le ministre, « plusieurs personnes détiennent des armes à feu, modernes ou de fabrication artisanale, sans la moindre autorisation correspondante ». Conséquence, « à ce jour le nombre d’armes feu en circulation est largement supérieur à celui des autorisations dûment accordées par les autorités compétentes », poursuit Paul Atanga Nji.

Et la mesure tombe dans un contexte où la sécurité se dégrade jour après jour dans les zones dites anglophones. Une dégradation symbolisée par des assauts contre les positions des forces de sécurité camerounaises, des kidnappings et meurtres de fonctionnaires de l’Etat par des séparatistes anglophones. La faute à la crise qui a commencé depuis plus d’un an dans ces régions camerounaises d’expression anglaise où des voix s‘élèvent pour réclamer plus d’autonomie, et même l’indépendance vis-à-vis de Yaoundé en raison des « marginalisations » de toutes sortes.

Voilà qui sonne comme le début d’exécution des missions dévolues au tout nouveau ministère de l’administration territoriale créé récemment par le président Biya pour apporter des réponses optimales à la crise anglophone.

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