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Mauritanie : Amnesty dénonce la répression systématique de toute critique

Mauritanie : Amnesty dénonce la répression systématique de toute critique

Mauritanie

C’est un rapport publié jeudi par Amnesty International sur la répression des droits de l’Homme en Mauritanie.

Un rapport qui accable les autorités qui sont selon François Patuel, chercheru dans cette ONG je cite, ‘‘dans le déni et s’en prennent à ceux qui vont contre le discours officiel’‘.

Le document dénonce les dangers qui pèsent sur les défenseurs des droits de l’Homme combattant l’esclavage et toute autre forme de discrimination.

Une déclaration qui vient s’ajouter aux accusations portées en février par Human Rights Watch.

Les autorités doivent cesser cette attaque contre les défenseurs des droits humains et prendre des mesures concrètes et efficaces pour mettre fin à l'esclavage et à la discrimination.  

L’organisme faisait également état des mesures répressives du gouvernement contre les défenseurs des droits humains lorsqu’ils soulèvent les questions sociales les plus sensibles du pays, dont la “discrimination ethnique et de caste” et “l’esclavage” entre autres.

Des accusations rejetées par le gouvernement incriminé qui reproche aux organisations humanitaires internationales de se fier à “des sources non-crédibles”.

Nouakchott affirme qu’il s’agit d’informations mensongères “des gens sans scrupules, non-indépendants et non-objectifs.

Le document publié par Amnesty rapporte que depuis la réélection du président Mohamed Ould Abdel Aziz en juin 2014, les militants qui dénoncent la discrimination et l’esclavage s’exposent à “tout un arsenal de mesures répressives”.

D’après les informations de l’ONG, “plus de 168 défenseurs des droits humains” ont été arrêtés arbitrairement et “17 d’entre eux au moins” ont été torturés ou soumis à d’autres mauvais traitements ces cinq dernières années.

L’esclavage a officiellement été aboli en 1981 en Mauritanie, mais jusqu‘à 43.000 personnes y étaient encore victimes de cette pratique en 2016, soit environ 1% de la population, selon le rapport, citant des estimations d’organisations antiesclavagistes internationales.

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