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Au Burundi, Pierre Nkurunziza plaide pour la révalorisation des clans

Au Burundi, Pierre Nkurunziza plaide pour la révalorisation des clans

Burundi

Davantage mettre en avant les clans que les ethnies. C’est la logique du chef de l’Etat Pierre Nkurunziza qui espère ainsi “renouer avec l’harmonie sociale d’antan”. Ce vendredi, son porte-parole Jean-Claude Karerwa a adressé un plaidoyer pour l’adhésion de la population à ce projet.

Pour le chef de l’Etat repris par son porte-parole lors d’une émission publique enregistrée depuis la province de Gitega (centre), deux personnes d’ethnies différentes renvoient à des langues, des coutumes, des cultures différentes. Ce qui n’est pas le cas des Burundais qui forment “un seul groupe ethnique”, car ils “parlent la même langue [et] ont les mêmes coutumes et cultures”, a expliqué M. Karerwa.

Avec la résurgence du conflit au Burundi née de la candidature du président Pierre Nkurunziza lors de la présidentielle de 2015, le pouvoir a accusé ses “ennemis” de jouer sur la fibre ethnique pour diviser le peuple. Une accusation qui est également renvoyée à Bujumbura par ses détracteurs.

Renouer ainsi avec une belle tradition fondée sur la valorisation des clans, n'est nullement donner le lit aux divisions ethniques, car, à l'époque monarchique, les Burundais ne s'entretuaient pas.

Ainsi, depuis plusieurs mois, le chef de l’Etat s’est engagé personnellement à la valorisation des clans. En témoigne la création en avril 2017 de “ABAHANZA WORLD”, une association qui regroupe les hutus du clan des “Bahanza” à laquelle il aurait pris une part active.

A tous ceux qui croient qu’une telle insistance à donner de la valeur aux clans pourrait déboucher sur la domination d’un clan sur l’autre, le porte-parole du président se veut rassurant : “ il n’y a rien à craindre parce qu’au moment où les clans étaient valorisés au Burundi, tout était bien régulé socialement”.

“Nous voulons souligner ici que quand les Burundais ont disloqué leurs clans, ils n’ont pas réalisé qu’ils venaient de saper les fondements de leur unité à l’instar d’un arbre déraciné et qui perd aussitôt sa fraîcheur (…) Renouer ainsi avec une belle tradition fondée sur la valorisation des clans, n’est nullement donner le lit aux divisions ethniques, car, à l‘époque monarchique, les Burundais ne s’entretuaient pas”, a-t-il ajouté.

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