Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Lycéennes de Dapchi : une fille restée en captivité à cause de sa foi chrétienne (ONG)

Lycéennes de Dapchi : une fille restée en captivité à cause de sa foi chrétienne (ONG)

Nigéria

Des 110 filles enlevées en février à Dapchi et libérées, il y a deux jours, Leah Sharibu est la seule à retser entre les mains de Boko Haram. Des ONG imputent ce maintien en captivité à sa foi chrétienne.

L’alerte a été donnée par l’Association Chrétienne du Nigeria (CAN) citée par le site « Sahara Reporters ». Leah Sharibu manque toujours à l’appel, deux jours après la libération de ses collègues enlevées comme elle le 19 février dernier à Dapchi.

Une alerte qui vaut son pesant d’or, car l’humanité plongeait dans l’euphorie du retour des lycéennes de Dapchi, semble oubliait qu’il manquait une fille. Un silence que CAN est loin de cautionner. “Nous nous réjouissons avec les parents du retour des filles, mais, nous ne sommes pas contents du silence des autorités nigérianes sur le maintien en captivité de Leah Sharibu enlevée le même jour, au même endroit et par le même ravisseur ».

S’il est difficile d’obtenir des explications sur cette libération « sélective », CAN n’y va pas sur le dos de la cuillère. Pour l’ONG, Leah Sharibu paie le tribut à sa chrétienté. « Les ravisseurs prétendent qu’ils ne savaient pas que les filles étaient musulmanes. Voilà pourquoi, ils les ont libérées. En outre, selon les filles, elles ont été libérées parce qu’elles étaient musulmanes. Quand est-ce devenu un crime pour une personne de devenir chrétienne au Nigeria ? » , peut-on lire dans un texte de CAN.

Buhari appelé à agir

CAN se tourne ainsi vers le gouvernement pour obtenir la libération de la jeune fille. « Nous exigeons donc que le président Muhammad Buhari et tous ses services de sécurité facilitent sans délai la libération immédiate de Leah Sharibu ».

En attendant une éventuelle réaction d’Abuja, cette révélation intervient au moment où de nombreuses zones d’ombre ne sont pas encore éclaircies s’agissant de la libération des filles de Dapchi. Si certains se demandent s’il y a eu de rançon, d’autres observateurs continuent d’attribuer la rapidité de la libération à une éventuelle accélération des négociations. Un véritable coup de marketing politique pour la présidentielle à venir.

Voir plus