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Inspire Middle East

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Inspire Middle East : littérature et gastronomie à Dubaï

Inspire Middle East : littérature et gastronomie à Dubaï

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Depuis 2009, le Festival Emirates Airline de Littérature a accueilli plus de 170 écrivains de 45 pays et attiré plus de 44.000 visiteurs. Il permet de découvrir tous les genres littéraires. C’est un évènement pour les amoureux de lecture et ceux qui ont besoin d’un petit coup de pouce. Selon le dernier indice arabe de lecture, les habitants des Emirats lisent en moyenne 24 livres par an et consacrent à la lecture quelque 51 heures chaque année. Contre 19 livres annuels et 43 heures dédiées à la lecture en Arabie Saoudite. Rebecca MacLaughlin Duane a rencontré la professeure Hatoon Al Fassi, une universitaire saoudienne, militante et en charge des femmes pour les élections municipales. Elle a écrit trois livres, dont “Women In Pre Islamic Islam”. Elle souhaite inciter les gens à lire davantage, mais aussi à écrire.

Elle voulait venir au Festival de Dubaï avec une nouveau livre mais elle explique qu’elle n’a pas eu le temps de le publier car tout nouvel ouvrage doit passer entre les mains du Ministère de l’Information pour vérification et que cela prend beaucoup de temps.

Son dernier livre traite de “la parole des femmes saoudiennes”. Elle a souhaité “montrer en particulier à la jeune génération, qui ne lit pas, à part Twitter, qui était là avant, ce qu’il se passait et comment on en est arrivés là et au prix de quels sacrifices”, explique-t-elle. Et d’ajouter : “J’essaie aussi de montrer combien les femmes ont contribué à nous amener là où nous sommes aujourd’hui”.

Pour elle, les réseaux sociaux ont beaucoup apporté aux femmes de son pays. “Ils leur ont donné une compréhension plus large de qui elles sont et de quoi elles ont besoin, de ce qu’elles veulent et comment les femmes dans le reste du monde se battent aussi pour leurs droits. Je les trouve très fortes, très franches”, conclut-elle.

“Je suis passionné de cuisine parce que j’ai toujours faim !”

Lors de ce festival, David Walliams a ravi de nombreux jeunes fans en signant des autographes pour son livre “Bad Dad”. La session intéractive d’Andrew Morton, dont la biographie de la Princesse Diana continue de faire débat et de diviser l’opinion, 25 ans après avoir été publiée, a aussi attiré un grand nombre de fans.


Les amoureux de littérature culinaire n’ont pas été en reste avec la présence du chef cuisinier d’origine chinoise Ken Hom qui présentait son autobiographie. Présentateur télé aux Etats-Unis, Ken Hom a une étoile au Michelin pour son restaurant “Mee” à Rio de Janeiro. Rebecca MacLaughlinDuane l’a rencontré :

Rebecca MacLaughlin Duane : Votre autobiographie, “My Stir-Fried Life”, cartographie votre vie qui a commencé avec une éducation pauvre dans le quartier chinois de Chicago. Quel a été le moment qui a tout changé ?

Ken Hom : J’ai commencé à travaillé à 11 ans et j’ai pensé, “c’est trop dur et je ne veux jamais revivre ça”. Pourquoi suis-je passionné de cuisine ? Parce que j’ai toujours faim, c’est le problème. J’ai grandi pauvre, je rêvais toujours de nourriture, et cuisiner me permet de faire ce que je veux manger. Mais j’ai découvert que ce qui me plaisait le plus dans la cuisine c‘était d’enseigner, et vers 20 ans, j’ai commencé à donner des cours de cuisine. Et c’est bien parce je pouvais parler de culture, d’histoire, partager un style de vie avec les gens qui ne le connaissent pas. Donc, plus qu’un chef, je pense que je me considère d’abord comme un enseignant. Mon livre a maintenant été traduit en langue Taï et en Chinois, et les Chinois en ont fait un scénario.

RLD : Votre vie va devenir un film ? Qui voudriez-vous voir dans votre propre rôle ?

KH : Je voudrais choisir qui jouerait mon rôle. Pas Jackie Chan, il est trop vieux !

RMD : Vous êtes connu pour votre penchant pour les piments, alors y-a-t-il des choses piquantes dans votre autobiographie ?

KH : Je crois que mes mémoires sont par dessus tout, drôles. La traductrice chinoise qui travaillait avec moi a dit : “c’est une comédie”.

RLD : Etes-vous un grand lecteur?

KH : Oui. J’adore lire. J’adore les livres. J’adore le ressenti des livres. Et je suis vieux jeu, je préfère lire un livre, que lire sur une tablette.

(NDLR : retrouvez l’intégralité de son interview à l’antenne d’euronews)

Une salade aux feuilles de cactus

Chaque année, des milliers de personnes se retrouvent au festival de gastronomie, “The Taste of Dubaï”. C’est un lieu pour découvrir la cuisine de la région mais aussi la cuisine mondiale avec quelques uns des meilleurs chefs du monde. Il s’articule autour de trois jours de dégustation mais aussi de cours de cuisine et une vingtaine de stands.

“Ce qui est super, c’est toutes les épices, l’originalité de la cuisine de cette région, ce que vous pouvez faire avec elle et la mélanger avec la cuisine française traditionnelle ou la cuisine anglaise; les mélanger ensemble et en faire une super fusion”, explique le pâtissier Erica Lanlard.


Eric n’est pas étranger à l‘événement puisqu’il y participe pour la 4e fois. Et bien qu’il ait sorti son concept de thé dans les hôtels à travers les Emirats, il n’a pas encore ouvert son propre magasin. Avant cela, il veut impulser une génération de boulangers.

Parmi les chefs renommés qui ont ouvert un restaurant à Dubaï, le chef étoilé au Michelin, Giorgio Locatelli, était présent cette année au festival avec ses célèbres gnocchi. Pour lui, “c’est bon signe que les chefs étoilés au Michelin viennent ici apporter le meilleurs de leur culture à ce pays”.

Les ingrédients italiens seront toujours précieux dans les plats de Giorgio, mais dernièrement, il a cherché dans la région pour créer des saveurs authentiques du Moyen-Orient. “Parfois on se sert de produits bizarres d’ici comme des feuilles de cactus pour faire une salade”, confie-t-il.


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