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Centrafrique : un chef des antibalaka arrêté

Centrafrique : un chef des antibalaka arrêté

République Centrafricaine

Accusé d‘être associé à une attaque en décembre dernier contre des Casques bleus, Jean Didier Diandi dit Ramazzani, un des chefs de la milice antibalaka a été arrêté hier par la Mission de l’ONU en RCA (MINUSCA). Récit.

Fin de cavale pour l’un des chefs des antibalaka. C’est probablement derrière les barreaux que Jean Didier Diandi alias Ramazzani dirige désormais sa « troupe ». La faute à son arrestation hier à Bria au centre de la RCA que le dirigeant antibalaka a été arrêté par les forces de la Mission de l’ONU en RCA (MINUSCA).

“La Minusca confirme l’arrestation par ses éléments ce vendredi 16 mars en milieu de matinée à Bria (Haute-Kotto, centre) d’un leader antibalaka surnommé Ramazzani”, a déclaré le porte-parole de la Minusca, Hervé Verhoosel. Tout en précisant que Ramazzani « a été l’un des leaders antibalaka dans le camp de déplacés de PK3 à Bria depuis plusieurs mois ».

Il est responsable d'une série de violations des droits de l’homme y compris des meurtres

Il est “responsable d’une série de violations des droits de l’homme y compris des meurtres. Il est aussi accusé d’une attaque le 4 décembre contre des Casques bleus, dont l’un a trouvé la mort. Il existait un mandat d’arrêt contre cet individu”, ajoute M. Verhoosel.

Le 4 décembre 2017, un Casque bleu mauritanien avait été tué dans l’attaque d’un poste de police de la Minusca à Bria, devenant le quatorzième Casque bleu tué en Centrafrique depuis le début de l’année 2017. Trois autres Casques bleus avaient été légèrement blessés dans l’assaut.

D’autres continuent de courir

Bria, ville diamantifère, est l’un des épicentres des tensions entre groupes armés en Centrafrique. Sont présents dans la région les groupes armés de l’Unité pour la paix en centrafrique (UPC), les deux branches du Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC) et des antibalakas.
 

La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. L’Etat n’a de contrôle que sur une maigre partie du territoire national. Les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle du diamant, de l’or et du bétail dans ce pays qui est l’un des plus miséreux au monde.

C’est le règne des seigneurs de guerre, à l’image de Rodrigue Ngaïbona dit Andjilo, un autre chef des antibalakas condamné en janvier dernier aux travaux forcés pour de nombreux chefs d’accusation dont « assassinat, association de malfaiteurs et détention illégale d’armes et de munitions de guerre ou encore vol à main armée et séquestration ».

>>> LIRE AUSSI : RCA : travaux forcés à perpétuité pour un chef des anti-balaka

Et la RCA semble encore bien loin du bout du tunnel. Surtout, que le Gabon qui assure pourtant la présidence de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a retiré le 8 mars dernier ses quelque 450 soldats des effectifs de la MINUSCA, même si le ministre de la Défense a évoqué « le retour progressif de la paix et de la stabilité ».

>>> LIRE AUSSI : Le Gabon annonce son retrait de la mission de l’ONU en RCA

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