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Guinée équatoriale : le principal parti d'opposition dissous

Guinée équatoriale : le principal parti d'opposition dissous

Guinée équatoriale

En Guinée équatoriale, Citoyens pour l’Innovation, le principal parti d’opposition a été dissous.

Selon Anatalio Nzang, le procureur général adjoint, qui s’exprimait à la télévision nationale équatoguinéenne, le parti C.I. est accusé d’atteinte à la sécurité de l’Etat. Et selon la loi relative au partis politiques en Guinée équatoriale, tout parti qui commet ce délit est automatiquement dissous”.
Les faits se seraient produits à Aconibe dans le sud-est du pays lors de la campagne des élections législatives de novembre dernier. Des échauffourées avaient eu lieu entre les partisans de Citoyens pour l’innovation et des policiers. Le parti botte en touche.

C’est une invention du gouvernement. Le parti CI qui n’a pas d’armes faisait campagne au moment des faits. Et le parti au pouvoir nous as bloqué la campagne un peu partout dans le pays et cela s’est fait conjointement avec les forces de l’ordre. On ne peut pas dire que les militants ont attaqué un camp militaire. Nous étions en campagne électorale et le président de la République avait lui-même affirmé que c’était une fête. Et subitement, on s’est retrouvé comme en Guerre. À chaque étape de campagnes, nos militants sans armes rencontraient des hommes armées. Mais que peuvent réellement faire des personnes sans armes contre des personnes armées? “ s’est défendu Gabriel Nze Obiang Obono le leader de Citoyens pour l’innovation.

Dans la foulée de cette dissolution, le procureur a également annoncé la condamnation de 21 militants de Citoyens pour l’innovation à 26 ans de prison pour sédition et dix ans pour atteinte à l’autorité. Ils sont également “condamnés avec leur parti à verser 138 millions de FCFA environ 210 000 euros à l’Etat”.

Le parti Citoyens pour l’Innovation avait gagné le seul siège au Parlement non acquis au pouvoir, lors des élections législatives de novembre. Depuis ce scrutin, “les restrictions de liberté et arrestations, en particulier d’opposants politiques, se poursuivent sans discontinuer” dans le pays, selon l’Union européenne.

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