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Monusco : où se trouve le Casque bleu tanzanien disparu depuis décembre ?

Monusco : où se trouve le Casque bleu tanzanien disparu depuis décembre ?

République démocratique du Congo

La Mission des Nations unies au Congo a déclaré mercredi rechercher un Casque bleu tanzanien disparu depuis plus de deux mois après l’attaque meurtrière de sa base de Semuliki, dans l’est de la République démocratique du Congo.

La Force de la Monusco “continue ses efforts visant à rechercher les traces d’un Casque bleu tanzanien, porté disparu lors de l’attaque de la base onusienne de Semuliki le 7 décembre 2017”, a déclaré le commandant Adil Esserhir, un porte-parole militaire de la Monusco lors d’une conférence de presse.

La Monusco a lancé un appel à témoins pour toute information menant au retour du soldat disparu ou “à une preuve de vie”, a expliqué l’officier.

Le 7 décembre, une attaque contre la base de l’ONU à Semuliki, dans la province du Nord-Kivu (est), a fait quinze morts et une quarantaine de blessés. Il s’agit de la pire attaque contre des Casques bleus en 24 ans. 

Les présidents congolais Joseph Kabila et zimbabwéen Emmerson Mnangagwa ont condamné mercredi à Kinshasa “l’agression dont a été victime le contingent tanzanien de Brigade (d’intervention de la Monusco) de la part des terroristes ADF”, indique un communiqué publié à l’issue d’une visite de deux jours du président du Zimbabwe en RDC.

Dans leurs échanges, M. Kabila a fait part à son hôte “des options levées par le gouvernement de la République Démocratique du Congo dans le cadre du dialogue stratégique, pour le redimensionnement des forces de la Monusco et leur départ progressif du territoire congolais, tout en soulignant que la Brigade d’intervention serait la dernière force à se retirer dans ce processus”, ajoute le texte. 

Une présence sans effet ?

Forte de 3.000 hommes, cette unité spécialisée a pour vocation de neutraliser les groupes armés actifs, notamment dans l’est de la RDC.

L’ONU pointe aussi la responsabilité de membres présumés des ADF (Allied Democratic Forces), un groupe armé ougandais musulman actif dans le Nord-Kivu frontalier de l’Ouganda.

Les autorités congolaises et la Monusco accusent les ADF d’avoir tué plus de 700 civils depuis octobre 2014 dans la région de Beni et ses environs. 

Le président Kabila avait eu des mots très durs envers la Monusco lors de sa conférence de presse du 26 janvier, affirmant que la Mission onusienne au Congo, la plus importante au monde, n’avait “éradiqué” aucun groupe armé depuis son arrivée en RDC en 1999.

AFP

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