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Burkina Faso : ouverture du procès du putsch manqué de 2015

Burkina Faso : ouverture du procès du putsch manqué de 2015

Burkina Faso

Ils sont 84 accusés à faire face à la justice burkinabée depuis mardi matin pour répondre de leur responsabilité dans le putsch manqué du 16 septembre 2015.

Les soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré.

66 militaires et 18 civils parmi lesquels les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du coup d‘état sont accusés d’attentat à la sûreté de l‘État, meurtres, coups et blessures volontaires.

Nous attendons que la lumière soit faite, la vérité dite et que les réparations et indemnisations aux parents des martyrs et aux blessés réglées.

Le général Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Compaoré, est lui poursuivi pour “trahison” sur la base de l’enregistrement d’une conversation téléphonique qu’il aurait eue avec le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch.

Selon des sources judiciaires, la “lecture de l’ordonnance de plus de 15.000 pages annoncera la couleur de ce procès qui risque durer plusieurs mois, et au terme duquel les accusés risquent tous de “lourdes peines”.

Un procès vu comme une opportunité pour les accusés de “reconnaître leurs torts et demander pardon au peuple”, estime le secrétaire général adjoint de l’Association des victimes du coup d‘état.

Le procès qui se tient devant le tribunal militaire de Ouagadougou est dénoncé par plusieurs organisations de défense des droits humains, qui regrettent la main mise de l’exécutif sur le tribunal militaire”.

Plusieurs hauts responsables de l’armée sont appelés à comparaître comme témoins, de même que l’actuel président Roch Marc Christian Kaboré et l’ancien président de transition Michel Kafando.

AFP

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