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Cameroun : création d'une région militaire dans l'Ouest et le Nord-ouest

Cameroun : création d'une région militaire dans l'Ouest et le Nord-ouest

Cameroun

Selon la télévision nationale la Cameroon radio television (CRTV), l’armée nationale vient d’ouvrir une région militaire qui sera basée à Bamenda dans le Nord-ouest. Peut-être une manière de renforcer sa présence dans cette partie plongée dans l’instabilité depuis le début de la crise dite anglophone.

Une cinquième région militaire interarmées (RMIA) dans le pays après la création en septembre 2014 de celle de Maroua à l’Extrême-nord du pays. Baptisée RMIA5 et basée à Bamenda, elle couvrira l’Ouest et le Nord-ouest.

C’est la conséquence de la réorganisation de l’armée par le président Biya qui vient de scinder en deux la région militaire numéro 2 basée à Douala. La région militaire 5 sera dirigée par le général Agha Robinson Ndong. Tandis que le général Jules César Essoh conduira les troupes de la Région de Gendarmerie (RG5).

Une 5è région militaire RMIA5 vient d'être créée. Elle couvre l'Ouest et le Nord Ouest. Le siège est à Bamenda. Le général Agha Robinson Ndong est nommé commandant de cette RMIA 5 alors que le général Jules César Essoh est nommé commandant de la Région de Gendarmérie (RG5).

— CRTVweb (@CRTV_web) 21 février 2018

Si les raisons officielles ne sont pas encore disponibles, cette extension intervient dans un contexte fort difficile sur le plan sécuritaire. C’est en effet au Nord-ouest et dans le Sud-ouest que les forces armées camerounaises ont perdu ces derniers mois plusieurs de leurs éléments, du fait des assauts des séparatistes anglophones.

Le renforcement de la présence militaire dans cette zone fait aussi penser à la création de la région militaire de Maroua en 2014, année à laquelle le Cameroun est entré en guerre contre Boko Haram. Et en dépit de quelques échecs, les forces armées sont parvenues à réduire de manière quasi-significative, la nuisance de la secte islamiste.

Peut-être en sera-t-il de même pour les séparatistes anglophones. Et partant restaurer la paix et la stabilité qui régnaient en maîtresses jadis et naguère dans les régions camerounaises d’expression anglaise.

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