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Zimbabwe : une entreprise de Mugabe sommée de déguerpir

Zimbabwe : une entreprise de Mugabe sommée de déguerpir

Zimbabwe

Une sommation demande à une entreprise supposée appartenir à l’ancien président du Zimbabwe de quitter les terres où elle est installée. Faute de quoi, la société “Gushungo Holdings” sera poursuivie en justice pour « occupation illégale » des terres d’autrui.

Il s’agit d’une constellation de terrains étendue sur une superficie de 23 hectares dans un quartier huppé d’une banlieue d’Harare, la capitale. C’est ici qu’est actuellement installée la société Gushungo Holdings qui appartiendrait à Robert Mugabe.

Or, ces parcelles seraient la propriété du groupe scolaire « Eaglesvale » de « l‘Église réformée ». Comme l’ont fait savoir les avocats de la confession religieuse dans une lettre adressée récemment aux occupants. « Nos clients nous ont informés que vous avez illégalement occupé leur terrain sans leur autorisation et sans aucune cause légitime ou juste », peut-on lire dans la correspondance.

Pour l’un des avocats Rodney Makausi, le gouvernement avait ordonné la saisie obligatoire de la terre en 2016. Mais, selon lui, la mesure n’a pas été exécutée par la justice. Et ajoute Makausi, la lettre d’expulsion avait été remise aux responsables de la sécurité travaillant au « Blue Roof », résidence officielle de Mugabe à Borrowdale Brooke pendant son règne de plus de 38 ans.

Nos clients nous ont informés que vous avez illégalement occupé leur terrain sans leur autorisation et sans aucune cause légitime ou juste

Aujourd’hui, l‘Église réformée n’a qu’une option : demander à la société de quitter la propriété d’ici la fin du mois. Auquel cas, Gushungo Holdings sera traîné en justice pour « occupation illégale » de terrains. « Nos clients nous demandent maintenant d’exiger, comme nous le faisons par la présente, que vous évacuiez le terrain dans les sept prochains jours à compter de la date de cette lettre, faute de quoi nous entreprendrons une procédure d’expulsion ».

Aucune réaction jusqu’ici de la part des responsables de Gushungo Holdings. Moins encore de Robert Mugabe lui-même.

Toutefois, ce n’est pas la première fois que les proches de Mugabe sont accusés d’avoir pris possession des biens des tiers. L’entourage de l’ancien président zimbabwéen avait déjà été accusé de s‘être approprié des terrains de paysans démunis. Une autre accusation avait fait état de l’accaparement des terres d’une entreprise étrangère spécialisée dans la culture d’agrumes.

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