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Cameroun : un gendarme tué dans le nord-ouest anglophone

Cameroun : un gendarme tué dans le nord-ouest anglophone

Cameroun

Un gendarme a été tué jeudi dans une attaque attribuée à des séparatistes présumés dans la région du nord-ouest du Cameroun, l’une des deux régions anglophones où la situation sécuritaire s’est dégradée depuis l’arrestation de leaders séparatistes au Nigeria début janvier, a-t-on appris de sources concordantes.

 

“Un gendarme a été abattu cette matinée (de jeudi) à Kumbo lors d’une attaque de sécessionnistes”, a affirmé à l’AFP une source proche des services de sécurité camerounais. “La victime est un adjudant-chef déployé dans cette région dans le cadre des opérations de sécurisation des zones anglophones”.

L’information a été confirmée à l’AFP par une autre source sécuritaire de la région. L’armée a déployé des forces dans les deux régions anglophones depuis quelques mois, pour contrecarrer des attaques de séparatistes présumés.

Nombre d’hommes politiques anglophones dénoncent des “actes arbitraires (tueries, destructions de maison)” de l’armée camerounaise en zones anglophones.

Mercredi, de nombreux tracts ont circulé dans la ville de Kumbo, annonçant la création dans cette zone d’une bande armée dénommée Banso Resistance Army (BRA), une nouveau groupe qui dit vouloir se battre, comme le font déjà d’autres, pour l’indépendance du Cameroun anglophone, a-t-on appris de sources concordantes.

“Depuis l’arrestation des leaders séparatistes au Nigeria, il y a une dégradation sécuritaire et une multiplication des fronts entre séparatistes et l’armée camerounaise”, explique Hans De Marie Heungoup, chercheur au centre d’analyses International Crisis Group (ICG).

Début janvier, le leader des indépendantistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, et neuf de ses partisans avaient été arrêtés au Nigeria où ils sont “détenus au secret”, selon leur avocat et l’ONG Amnesty International.

Sisiku Ayuk Tabe milite pour que les deux régions anglophones du Cameroun se séparent de la partie francophone du pays. Le 1er octobre 2017, le mouvement avait publié un déclaration symbolique d’indépendance de l’Ambazonie, nom donné par les séparatistes à leur projet de pays.

A mesure que le président Paul Biya et les autorités camerounaises ont accru la pression sécuritaire et la répression des manifestations séparatistes, les rangs des sécessionnistes se sont étoffés ces derniers mois, en même temps que se sont multipliés les actions violentes, faisant craindre l‘émergence d’une “insurrection armée” dans la région.

AFP

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