Egypte
Aucun développement ne vaut la fraternité ou les rapports de bon voisinage. Un précepte qui semble animer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le Premier ministre éthiopien Haile Mariam Dessalegn.
À l’issue d’une entrevue au Caire, les deux dirigeants ont promis ce jeudi aux journalistes de ne pas sacrifier leurs relations séculaires sur l’autel des intérêts générés par le barrage sur le Nil bleu, principal affluent du Nil.
“Le bassin du Nil dispose de ressources et de capacités qui en font une source d’interconnexion, de construction et de développement, pas une source de conflit”, a déclaré al-Sisi aux journalistes après entretien avec son hôte. Même son de cloche du côté d’Addis-Abeba. « Nous devons nous assurer que cette grande rivière ne devienne jamais un objet de compétition, de méfiance ou de conflit », a rassuré Haile Mariam Dessalegn.
Dénommé « Grande renaissance éthiopienne », ce barrage dont les travaux sont exécutés à 63% est censé fournir 15 000 gigawatts. Ce qui en fera le plus d’Afrique.
Malheureusement, depuis son lancement, le projet alimente quelques discussions entre l‘Égypte et l‘Éthiopie. Si en effet le Caire redoute une baisse du débit du Nil, Addis-Abeba de son côté rassure son voisin qu’il n’y aura aucun impact écologique.
Mais, la rencontre d’aujourd’hui permis aux deux voisins d’accorder leurs violons.
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