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"Braquage de la BCEAO" : 20 ans de prison ferme pour Laurent Gbagbo et 3 anciens ministres

"Braquage de la BCEAO" : 20 ans de prison ferme pour Laurent Gbagbo et 3 anciens ministres

Côte d'Ivoire

Sous le coup d’un procès à la Cour pénale internationale, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a également été épinglé par la justice ivoirienne. Jeudi, il a été condamné à 20 ans de prison ferme pour le “braquage” de l’agence nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), lors de la crise postélectorale de 2010-2011.

Ses trois co-accusés, qui sont également ses anciens ministres, ont écopé de la même peine à laquelle s’ajoute une amende de 329 milliards de francs CFA qu’ils devront payer solidairement.

Toutefois, en l’absence d’un mandat de dépôt délivré par la Cour, Gilbert Aké N’Gbo et Désiré Dallo, tout deux présents au procès sont repartis libres. Ces derniers ont toujours réfuté les accusations portées contre eux dans cette affaire.

Quant à l’ancien chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, actuellement détenu à la Haye, ainsi que son ex-ministre du Budget, Koné Katinan, en exil au Ghana, des mandats d’arrêt internationaux ont été délivrés à leur encontre.

Tous ces actes ont été posés en période de crise pour des raisons d’Etat et les raisons d’Etat ne se justifient pas

Toutes ces personnalités citées dans cette affaire sont poursuivies par la BCEAO qui les accuse de “vol en réunion par effraction portant sur des caves à la BCEAO et des numéraires ; complicité de vol en réunion par effraction ; destruction d’une installation appartenant à autrui ; détournement de deniers publics” après des réquisitions ordonnées par le dernier gouvernement Gbagbo lors de la crise postélectorale de 2010-2011.

Depuis le début du procès en 2015 – qui a été renvoyé à maintes reprises – la défense plaide non coupable et relève le fait que les faits se sont déroulés en période de crise. “Tous ces actes ont été posés en période de crise pour des raisons d’Etat et les raisons d’Etat ne se justifient pas”, disait à la barre l’avocat de la défense en mars 2016.

Il faut dire que la BCEAO a un long passé de “braquage” en Côte d’Ivoire. Au début de la rébellion armée en 2002, des braquages auraient été réalisés dans les agences de la banque sous-régionale à Bouaké, Korhogo et Man par des rebelles. Mais jusque-là, aucune enquête n’a été ouverte.

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