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Au Congo, les étudiants exigent leurs arriérés de bourse

Au Congo, les étudiants exigent leurs arriérés de bourse

Les étudiants Congolais sont en rogne. Ils veulent leur pécule. Cela fait quatre trimestres que ces jeunes gens broient du noir et l’attente n’est plus à l’ordre du jour, pour la plupart d’entre eux.

L’université Marien Ngouabi de Brazzaville (université d’Etat) risque de replonger dans une spirale de grève. Les étudiants de ce temple du savoir l’ont fait clairement savoir, tout juste une semaine après la fin d’un autre mouvement d’humeur, celui des personnels enseignants et non-enseignants. Ceux-ci avaient crié leur colère pendant quatre mois, toujours pour des raisons d’ordre salarial.

Tandis que les nouveaux bacheliers s’empressent de s’inscrire à l’université, leurs aînés eux, s’inquiètent plutôt pour leur poche. Ils sont nombreux à se retrouver devant les tableaux d’affichage sur lesquels l’on retrouve en principe les calendriers de paiement des bourses, entre autres. Cela fait quatre mois que les yeux scrutent ces tableaux d’affichage, en vain. Le ras-le-bol se fait donc clairement entendre.

En ce moment, on ne sait pas comment faire ; comment reprendre les activités sans argent ?

« Il faut que le gouvernement se soucie aussi de nous. Il faut qu’on nous paie au moins une bourse pour que nous soyons en harmonie (avec les enseignants). En ce moment, on ne sait pas comment faire ; comment reprendre les activités sans argent ? », s’inquiète un étudiant.

Prêts à se contenter d’une seule tranche de bourse

Même cri de détresse de la part d’un autre étudiant : « nous sommes en janvier. Que le gouvernement fasse un effort pour que nous soyons payés au moins d’une tranche.Ça va nous soulager pour recommencer. Ça nous fait quatre trimestres d’arriérés de bourses ! »

Les enseignants ont reçu une partie de leurs revendications salariales. Ils soutiennent tout de même les étudiants par le canal de leur syndicat. Un responsable de l’Intersyndicale montre ici l’homogénéité du système éducatif.

« Pour que les choses marchent à l’université, il y a trois acteurs principaux : la matière de travail, ce sont les étudiants ; l’instrument de travail, ce sont les enseignants d’une part et l’administration, d’autre part. Donc, si on a réglé même partiellement le problème des enseignants et des administratifs, si celui des étudiants n’est pas résolu, vous pouvez être sûr qu’on n’a pas fait la moitié de la route. » , fait-il savoir.

Toute cette situation a provoqué un retard considérable dans le calendrier de l’université Marien Ngouabi. Mais de leur côté, les enseignants se veulent rassurants, faisant entendre que ce calendrier pourra être sauvé.