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Répression du 31 décembre : Bruxelles réduit sa coopération avec Kinshasa

Répression du 31 décembre : Bruxelles réduit sa coopération avec Kinshasa

République démocratique du Congo

Une coopération avec la République démocratique du Congo réduite au maximum, c’est ce pour quoi la Belgique a opté après la violente répression des manifestations du 31 décembre 2017 à Kinshasa.

Dans un communiqué diffusé ce mercredi par l’ambassade de Belgique à Kinshasa, Bruxelles annonce “une révision fondamentale” de sa coopération avec les autorités congolaises jusqu‘à “l’organisation d‘élections crédibles”.

En clair, les autorités belges prévoient une coopération qui supprime entre autres les aides directes au gouvernement congolais. “Cela concerne des interventions pour un montant total de 25 millions d’euros”, explique le communiqué.

Jusqu’aux élections prévues en décembre 2018, Bruxelles affectera alors “les moyens libérés au profit de l’aide humanitaire et d’autres initiatives répondant aux besoins les plus pressants de la population”, poursuit le communiqué, qui parle de “davantage de coopération avec des organisations non gouvernementales”.

Un nouveau programme bilatéral de coopération avec les autorités congolaises ne pourra être conclu qu'après l'organisation d'élections crédibles, sur base des principes de bonne gouvernance

“Enabel, la nouvelle agence belge de développement, recevra également la mission de soutenir des organisations de la société civile congolaise sur le plan des droits de l’homme et des libertés politiques”.

Une riposte à peine voilée de la Belgique à la violente répression dont ont fait l’objet les manifestants du 31 décembre à Kinshasa. Ces violences condamnées par Bruxelles et pour lesquelles elle demande l’ouverture d’une enquête indépendante, ont fait au moins cinq morts, selon les Nations unies et le Vatican, aucun d’après les autorités.

La réaction des forces de sécurité congolaises a provoqué une levée de boucliers, notamment de l’ONU, du Vatican et de l’Union européenne. Mais, personne n’avait jusque-là osé brandir les sanctions.

Comme la société civile et l’opposition, l‘Église catholique, initiatrice de ces manifestations, souhaite que le président Joseph Kabila s’engage publiquement à ne pas rester au pouvoir. Son deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections sont prévues le 23 décembre 2018.

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