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Non-limite de mandats, présidentielle à deux tours... que dit la nouvelle Constitution gabonaise

Non-limite de mandats, présidentielle à deux tours... que dit la nouvelle Constitution gabonaise

Gabon

Mercredi, le Parlement gabonais a adopté à une large majorité la nouvelle constitution impulsée par l’exécutif. Le texte qui doit encore être revu par la Cour constitutionnelle, a un petit goût de victoire pour l’opposition, mais aussi, bien de quoi la laisser dubitative.

La nouvelle constitution entérine un scrutin présidentiel à deux tours, alors que le président était auparavant élu lors d’un scrutin à un tour. L’opposition avait en effet fait de ce point un cheval de bataille pendant longtemps.

Toutefois, elle devra s’accommoder de la non-limitation du nombre de mandats qui a été maintenue alors que les opposants à Libreville en exigeaient une balise. Le président “est élu pour sept ans (et) est rééligible”, martèle la nouvelle loi fondamentale du pays.

Autre point important, c’est désormais au chef de l’Etat de définir la politique du pays, alors que jusque-là, il devait le faire en concertation avec le gouvernement. Une ligne qui pourrait faire rugir l’opposition appelée à participer au dialogue politique avec le gouvernement, afin de faire table rase sur les élections de 2016, entachées de nombreuses violences.

Le président de la République est le détenteur suprême du pouvoir exécutif. La Constitution lui garantit une immunité après ses fonctions car il ne peut être poursuivi, recherché ou jugé à la fin de son mandat

En effet, avec cette nouvelle consigne, le pouvoir du gouvernement, soit-il de coalition, est considérablement entamé.

Au sein de la population gabonaise, le texte fait débat, notamment au regard de plusieurs articles dont l’article 8 qui mentionne que “le président de la République est le détenteur suprême du pouvoir exécutif. La Constitution lui garantit une immunité après ses fonctions car il ne peut être poursuivi, recherché ou jugé à la fin de son mandat.”

Cette nouvelle Constitution dont le contenu initial, de même que ses éventuels amendements lors des débats parlementaires par l’Assemblée n’ont pas été dévoilés, s’inscrit dans la perspective des prochaines législatives initialement prévues pour décembre 2016, mais devraient finalement se tenir autour d’avril 2018.

Elle n’a jamais eu l’aval de l’opposition gabonaise qui la qualifie de “monarchisation du pouvoir”.

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