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Tunisie : des manifestations pacifiques aux affrontements violents

Tunisie : des manifestations pacifiques aux affrontements violents

Tunisie

Les manifestations organisées ces derniers temps contre l’augmentation des prix du fait de la loi de finances 2018 ont viré ce lundi à l’affrontement violent avec les forces de sécurité. Un premier bilan fait état d’un mort.

Tébourba à une quarantaine de kilomètres de Tunis en effervescence hier lundi. La faute aux affrontements violents qui ont eu lieu entre manifestants et des agents de l’ordre. Selon le ministère, une personne parmi les manifestants a péri après avoir inhalé le gaz lacrymogène.

Mais, ce n’est pas tout… À Tunis comme dans bien d’autres principales villes tunisiennes telles que Sidi Bouzid, Meknassy, Kasserine, Thala et Gafsa, des affrontements similaires ont eu lieu en ce début de semaine. Saccage de commerces, émeutes, … Des villes entières en ébullition.

Pourtant, au commencement, c‘étaient de simples revendications. Notamment la reconsidération par le gouvernement du président Essebsi de la loi de finances 2018. Une loi qui semble défavoriser les Tunisiens en raison de la hausse des prix qu’elle engendrerait à cause de la majoration de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Conséquence, les ménages tunisiens devraient débourser près de 100 euros par mois.

La majorité au pouvoir est incapable d’améliorer la situation, et ceux qui la remplaceront à l’avenir feront certainement mieux

>>> LIRE AUSSI : Tunisie : la police disperse une manifestation contre la hausse des prix

Un poids que les Tunisiens ne voudraient pas subir. De quoi radicaliser leur position vis-à-vis des autorités. « Un gouvernement sans vision et à court d’idées, un gouvernement qui, jour après jour, se contente des effets d’annonce sans suite », dénonce Saïd Aïdi, ancien ministre et fondateur du parti Bani Watani (ou les enfants de ma patrie). D’autres politiciens évoquent déjà la possibilité d’une révolution pouvant conduire à la destitution de l’actuelle équipe au pouvoir. « La majorité au pouvoir est incapable d’améliorer la situation, et ceux qui la remplaceront à l’avenir feront certainement mieux », estime Mohamed Abbou, fondateur du Courant démocratique.

La tournure que prennent les manifestations en cours en Tunisie conduit des observateurs à se référer à la révolution de 2011. Déclenchées par l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi, excédé par la confiscation de son matériel agricole par des policiers, les manifestations avaient viré aux affrontements violents qui ont provoqué ce que l’on a appelé « le Printemps arabe ». Lequel a provoqué l‘éviction non seulement de Ben Ali, mais aussi la chute et/ou la mort d’autres dirigeants de l’Afrique du nord dont Hosni Moubarak et Mouammar Kadhafi.

Dès lors y aura-t-il la jurisprudence Ben Ali pour Béji Caïd Essebsi ? Difficile de faire une prédiction exacte. Tant les acteurs et les circonstances ne sont pas les mêmes.

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