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Sénégal : en maman endeuillée, l'île de N'Gor pleure sa fille France Gall

Sénégal : en maman endeuillée, l'île de N'Gor pleure sa fille France Gall

Sénégal

À travers sa luxueuse maison et son magnifique restaurant, France Gall a contribué au rayonnement touristique de l‘île de N’Gor. Difficile pour les quelque 100 habitants de la petite île sénégalaise de se remettre du décès de la musicienne française.

Je suis déboussolée suite à l’annonce du décès de France Gall », expliquait hier, Emilie, une touriste italienne pour qui la chanteuse française “était tout”.

Et Emilie est loin d‘être seule à être émue par la disparition de France Gall. Quelques heures après l’annonce par des médias de la mort de France Gall, ce sont quasiment tous les quelque 100 habitants de l‘île de N’Gor qui ont versé des gouttes de larmes.

Pas seulement sur l‘île. Les habitants de la terre ferme se sentent eux aussi étranglés par l‘émotion suscitée par la mort de France Gall. Sur la corniche des Almadies par exemple, le cabanon-crêperie-restaurant que possédait France Gall, le Noflaye Beach, n’a pas ouvert dimanche. “Pour cause de décès de France Gall, le restaurant est fermé pour deux jours”, indique une affiche. Et le gérant, visiblement accablé par la tristesse, refuse de parler aux journalistes. “C’est trop douloureux”, lâche-t-il simplement.

Des pleurs en hommage à la musicienne française née en 1948 dans le 12è arrondissement de Paris. Elle qui aura produit tout au long de sa longue carrière de nombreuses œuvres à succès dans les années 1960 et 1970 dont « 40 milligrammes d’amour par jour », « la fille d’un soldat ne pleure jamais » et « Qui m’aime me suive ».

Mais, si en tant qu’artiste Gall méritait d‘être pleurée, son lien avec l‘île sénégalaise semble plus étroit que la relation d’une star avec ses fanatiques. Ici à N’Gor, hommes, enfants, femmes, touristes, artistes, …. Tout le monde doit une fière chandelle à Babou (surnom de Gall). “Elle était d’une générosité extraordinaire et très discrète », se souvient Abdoulaye Diallo, artiste-peintre qui tient une galerie d’art sur l‘île.

Une générosité que Gall avait exprimée dans sa chanson “Babacar”, parlant de la détresse d’une mère sénégalaise et de son fils. Mais, aussi en participant au développement de N’Gor. « C‘était la première à participer pour faire avancer l‘île et pour participer aux actions caritatives”, explique encore Abdoulaye Diallo.

En ce jour du 7 janvier, journée mondiale des mères endeuillées, l‘île de N’Gor semblait davantage meurtrie par la disparition d’une de ses filles, France Gall qui, elle-même aurait sans doute prononcé quelques mots en mémoire de sa fille Pauline Isabelle morte en novembre 1997.

Le réconfort viendra peut-être du côté de Raphaël Michel qui pérpetuera certainement l‘œuvre bâtie par sa mère afin de rendre davantage belle « N’Gor la belle ».

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