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Bénin – droit de grève : la mobilisation du secteur de la santé s'accentue

Bénin – droit de grève : la mobilisation du secteur de la santé s'accentue

Retour sur le très controversé article 50 voté au Bénin, qui interdit le droit de grève à certains fonctionnaires, dont ceux de la santé. Ces derniers ont sorti les griffes et se mobilisent plus que jamais.

Le Bénin continue d‘être ébranlé par la vague de grèves de certains de ses fonctionnaires. Ce lundi, les magistrats ont mis le pied dans la danse des contestataires. Cela, suite à l’appel la semaine dernière de l’Union nationale des magistrats.

Mais c’est le mouvement d’humeur des agents de la santé qui retient ici notre attention. Pour Adophe Hossou, le très bouillonnant porte-parole du collectif des syndicats de la santé, cette grève vise à donner une réponse capable de se mesurer à l’initiative des parlementaires.

Mais à notre grande surprise, le protocole n'est pas respecté. Et maintenant, on vient nous arracher le droit de grève !

Pour le syndicaliste, cela sonne comme une trahison de la part du gouvernement : « nous venons de finir une grève et le gouvernement a signé avec nous un protocole d’accord. Mais à notre grande surprise, le protocole n’est pas respecté. Et maintenant, on vient nous arracher le droit de grève ! » , lâche-t-il.

Des jours qui s’annoncent très difficiles pour les patients des hôpitaux

L’homme se réfère même à la Constitution béninoise, qui confère le droit de grève par son article 31. Pour lui, l’article 50 viole la loi fondamentale de son pays.

A titre de rappel, les parlementaires Béninois ont voté le 28 décembre dernier une loi sous le libellé d’article 50. Celle-ci ne reconnaît plus le droit de grève de certains fonctionnaires, à savoir ceux de la santé, de la justice, de l’administration pénitentiaire et autres paramilitaires.

Les membres du corps de la santé ont brandi ce samedi la menace d’une grève généralisée à partir du 15 janvier prochain. Les jours des malades et autres patients des hôpitaux publics du Bénin s’annoncent donc problématiques.