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Nigeria : Fela Kuti encore immortalisé

Nigeria : Fela Kuti encore immortalisé

Nigéria

« Le meilleur de Fela Kuti », c’est que la chanteuse afro-américaine, Erykah Badu vient de mettre sur le marché du disque. Une sélection de sept albums mythiques qui immortalise davantage le fondateur de l’afrobeat.

Si la popularité Fela Kuti reste intacte en Afrique, malgré les 20 années qui se sont écoulées après sa mort en 1997, l’oeuvre du fondateur de l’afrobeat fascine aussi bien des mélomanes que des artistes au-delà des frontières du continent. Et on pourrait dire que c’est un cadeau offert à l’artiste nigérian à l’occasion de son quatre-vingt-deuxième anniversaire, car Fela Kuti est né le 15 octobre 1982 à Abeokuta au Nigeria.

Mais, « Le meilleur de Fela Kuti » édité par le label Knitting Factory de New-York est bien plus qu’un cadeau d’anniversaire. Un véritable hommage que la chanteuse afro-américaine rend au fondateur de l’afrobeat en sélectionnant les meilleurs albums de Fela Kuti dont « Army Arrangement » et « Underground System ». « Cette voix de la contestation est celle du symbole de l’underground africain, pionnier génial de l’afrobeat, étourdissante fusion de funk, jazz et rythmes traditionnels nigérians », explique Erykah Badu, surnommée reine du Nu Soul ou néo soul, donc soul moderne ayant subi des influences du jazz, du funk, hip-hop et house music.

Cette voix de la contestation est celle du symbole de l’underground africain, pionnier génial de l’afrobeat, étourdissante fusion de funk, jazz et rythmes traditionnels nigérians

Des albums qui témoignent de l’immense talent artistique, mais aussi du degré d’engagement politique du chanteur et saxophoniste nigérian décédé le 2 août 1997 à Lagos. C’est en effet dans une discographie de 50 albums que celui qu’on appelait ou s‘était surnommé « black president » a dénoncé avec une virulence ou pertinence frisant presque la demesure, la corruption de l‘élite politique et les dérives dictatoriales qui minaient son pays dans les années 1970 au sortir de la guerre du Biafra.

Ce qui lui a valu tout au long de sa carrière des censures et des emprisonnements, surtout à l‘époque où le Nigeria était dirigé par le général Olusegun Obasanjo, pourtant appartenant à l’ethnie yoruba et natif d’Abeokuta comme Fela Kuti. Conséquence, beaucoup d‘œuvres de Fela sont restées indisponibles. Mais, depuis son décès des labels musicaux rééditent régulièrement l‘œuvre de Fela Kuti. Le cas des labels français « Strut » et « La Baleine » qui ont réédité en 2012 le concert de Fela Kuti en 1986 aux « Fox Theater » à Detroit aux États-Unis.

La réédition d’Erykah Badu est donc une contribution de plus à l’immortalisation du « Black Elvis Presley », comme le surnommait son épouse Remilekun Taylor.

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