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RCA : une menace du seigneur de guerre Nourreddine Adam plane sur Bangui

RCA : une menace du seigneur de guerre Nourreddine Adam plane sur Bangui

République Centrafricaine

La paix semble encore être un rêve brumeux en Centrafrique. Dernière secousse en date, la menace claire et sans équivoque de Nourreddine Adam, l’un des chefs de guerre qui font la loi dans ce pays meurtri par des déchirures interreligieuses depuis 2013. L’homme menace de fondre sur la capitale avec ses éléments.

Il est bien connu en RCA (Centrafrique) pour avoir été le numéro 2 de la défunte rébellion à majorité musulmane du nom de Seleka, celle-là même qui a donné en 2013 le coup de grâce au régime de François Bozizé.

Aujourd’hui au sommet d’une importante coalition de groupes armés, Adam, qui dirige son affaire en seigneur absolu, menace de lâcher ses “chiens de guerre” sur la capitale centrafricaine. La raison de cette montée d’adrénaline ? Pour le chef rebelle, le gouvernement se rapproche de plus en plus de ce qu’il qualifie de “ligne rouge”. En d’autres termes, les autorités de son pays menaceraient de plus en plus ses positions, donc, ses intérêts.

Un jour, on va devoir prendre nos responsabilités pour libérer le pays.

Accordant une interview à l’AFP, le chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) a clairement fait savoir qu’il lancerait ses hommes sur Bangui et cela, sans hésitation. L’homme n’a bien sûr apporté aucune précision quant à sa stratégie offensive (ou contre-offensive, c’est selon).

Les cendres tenaces et fumantes de la haine interreligieuse

Concernant la cause de son mécontentement, Adam stipule que le régimé du président Faustin-Archange Touadéra arme et soutient activement ses ennemis jurés, les miliciens antibalaka. Et ce, sut toute l‘étendue du territoire centrafricain. Il n’en faut pas plus pour aboutir à une explosion de violences, quand on sait à quel point ces deux factions (Seleka à majorité musulmane et antibalaka généralement chrétiens) se haïssent.

“Un jour, on va devoir prendre nos responsabilités pour libérer le pays. Nous en sommes au même point qu’en 2012”, martèle le chef rebelle depuis son QG basé à Birao, la capitale de la Vakaga (dans le nord de la RCA). Le seigneur de guerre va encore plus loin, arguant même que le président centrafricain n’arrivera pas jusqu’au bout de son mandant.

La Centrafrique, grand producteur de diamant (entre autres), a sombré dans le désordre et la violence généralisée depuis 2013, année qui a vu la chute de François Bozizé. Ce dernier a été renversé par les Seleka, dirigés alors par un certain Michel Djotodia, qui a lui-même démissionné du pouvoir en janvier 2014, trouvant refuge au Bénin.

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