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RDC : hommage aux victimes des tueries du 19 décembre 2016

RDC : hommage aux victimes des tueries du 19 décembre 2016

République démocratique du Congo

En RDC, des familles, des Ong et des hommes d‘Église peinent visiblement à se remettre des tristes souvenirs de la date du 19 décembre 2016. « Nous avions notre papa qui nous aidait, mais notre papa n’est plus là, donc nous demandons seulement l’aide du gouvernement », se souvient encore le jeune Christian Mbaye dont le père avait été abattu devant sa boutique. Aujourd’hui, Mbaye et ses trois sœurs se retrouvent seuls face au destin.

Comme le père de Mbaye, plusieurs personnes trouvent la mort ce lundi 19 décembre 2016 suite aux tirs à balles réelles de la Force publique. Selon l’ONU, plus de 47 personnes (dont 17 à Kinshasa). Parmi les victimes, cinq femmes et deux enfants.

Leur faute ? La participation aux manifestations « pacifiques » initiées par l’opposition pour demander la démission de Koseph Kabila de la présidence de la République. La messe dite mardi à la paroisse catholique Saint-Benoît, au quartier Lemba dans la commune du même nom à Kinshasa, aura été l’occasion de rendre hommage à ces « héros morts pour la démocratie. «C’est un hommage à ceux qui ont versé leurs sangs pour la démocratie », a dit dans sa prière, l’abbé Médard Bopé. Avant de poursuivre : « Ils ont voulu dénoncer le mal, alors c’est ainsi qu’ils ont accepté de mourir, parce qu’ils n’avaient pas d’armes, mais on les a tirés à bout portant. Alors je demande aux vivants de suivre leur exemple avec le courage. En dénonçant la vérité, on peut libérer ce pays ».

C'est un hommage à ceux qui ont versé leurs sangs pour la démocratie

Les Ong quant à elles, invitent l’Etat congolais à faire amende honorable. « Ce que nous demandons pour les familles, c’est que l’Etat congolais puisse reconnaître qu’il y a eu des martyres, il y a eu violence des droits de l’homme, que le gouvernement provincial puisse donner à la famille un espace pour que nous puissions chaque année commémorer les victimes. Et nous demandons encore la prise en charge des enfants, parce qu’il y a des enfants qui sont devenus des orphelins », explique Pavie Kinata de l’Ong FODIDH.

Difficile de prédire la réaction du régime de Joseph Kabila à ces doléances, car les autorités ont toujours reproché à ces manifestants d’avoir troublé l’ordre public.

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