Egypte
Le compte Twitter de Wael Abbas, célèbre blogueur qui a remporté plusieurs prix pour avoir documenté des violations des droits de l’homme en Egypte est suspendu depuis près d’une semaine. Le concerné en a fait l’annonce sur son compte Facebook, précisant que la période de suspension ne lui a pas été mentionnée, de même que les raisons de cette décision.
Pourtant, indique-t-il, la suspension de ce compte suivi par environ 350 000 personnes implique la suppression de “plus de 250 000 tweets, des dizaines de milliers de photos, des vidéos et des flux en direct lors des crises en Egypte, des rapports sur des personnes torturées, tuées ou portées disparues”.
En Egypte, la mesure de Twitter a soulevé le courroux de certains internautes, surtout les défenseurs des droits de l’homme. C’est notamment le cas de Garry Kasparov, ancien champion du monde d‘échecs et président de la Fondation pour les droits de l’homme, qui a appelé à la restauration du compte du blogueur.
De son côté, le journal Al-Ahram, l’un des plus importants en Egypte, estime que le compte du blogueur a été suspendu de Twitter pour “tentative d’incitation à la violence”. “Le plus gros journal officiel en Egypte est heureux que mon compte Twitter soit suspendu. Cela en dit beaucoup, n’est-ce pas ? Ai-je besoin de rajouter quelque chose”, a rétorqué le blogueur sur son compte Facebook.
Wael Abbas n’en est pas à son premier inconvénient avec les réseaux sociaux. En 2007, son compte YouTube avait été fermé lorsqu’il publia des vidéos illustrant la brutalité policière en Egypte. Il a ensuite remporté plusieurs honneurs, dont le prix du journalisme international Knight, pour sa documentation sur les violations des droits de l’homme.
02:04
Volleyball féminin : les égyptiennes remportent le championnat d'Afrique 2026
01:00
Arrêt sur images du 2 septembre 2026 : Xi Jinping en visite en Égypte
01:01
Guerre en Iran : les USA vont imposer des restrictions à une banque égyptienne
00:57
Égypte : Xi Jinping attendu au Caire pour une visite officielle
01:00
Arrêt sur images du 26 août 2026 : au Kenya, la mortalité maternelle persiste