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Égypte - Forum Afrique 2017 : agenda de l'intégration économique régionale

Égypte - Forum Afrique 2017 : agenda de l'intégration économique régionale

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Pour sa deuxième édition, le Forum Afrique qui s’est tenu du 7 au 9 décembre, a réuni dirigeants politiques, chefs d’entreprise et entrepreneurs venus du continent africain.

L’Afrique a souvent été décrite comme la dernière frontière pour la croissance. Selon les estimations des Nations unies, près de 2,2 milliards de personnes seront ajoutées à la population mondiale d’ici à 2050 et plus de la moitié de cette population sera issue du continent africain.

Mais les gouvernements africains sont-ils prêts à faire cohabiter croissance et démographie galopante ? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre les experts lors du Forum d’Affaires pour l’Afrique et le Monde 2017 qui s’est tenu à Sharm El Sheikh, en Égypte.

Le principal point à l’ordre du jour était la promotion de l’intégration économique régionale et la réalisation d’une croissance économique inclusive, tel qu’expliqué par Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique.

Nous avons décollé, cela nous a pris du temps, car l’environnement extérieur traversait une phase difficile. La croissance est maintenant en train de se renouveler, à tel point qu’elle va passer de 3,2 à 3,5 %. Ce n’est pas assez. Avant la crise, la croissance était à 6,6 % et ce n‘était déjà pas suffisant. Donc clairement 3,2 % ce n’est pas assez. Nous devons d’abord nous assurer de pouvoir relancer cette croissance. Nous devons faire en sorte que la croissance soit inclusive, ce qui signifie que nous devons entraîner tout le monde et je pense que c’est une partie très importante des objectifs de développement durable, dont le secrétaire général des Nations Unies a fait sa devise en disant que nous ne voulons laisser personne derrière.

La plupart des économies africaines qui sont tributaires des ressources naturelles ont subi les chocs mondiaux dus à la faiblesse des prix des produits de base. Et, malgré la hausse mondiale du prix du pétrole, ces économies ne se sont pas encore complètement rétablies. Le besoin de diversification économique a donc été souligné par les leaders d’opinion.

Je pense que nous avons vu que nous ne pouvons pas nous reposer uniquement sur nos ressources naturelles. Je pense que nous avons vu qu’il y a beaucoup plus de choses en jeu que le pétrole. Pour un pays comme le mien, le Nigeria, je pense que la malédiction du pétrole nous a beaucoup affecté et, en réalité, l’investissement du gouvernement dans la diversification de l‘économie est un grand pas dans la bonne direction. La chose la plus intéressante est qu’il y a beaucoup d’effets inductifs à travers le continent. Quelque chose de formidable se passe au Kenya, au Nigeria ou au Ghana. Mais aussi en Afrique du Sud. D’autres pays essaient de faire de même, c’est pourquoi nous devons faire cela parce que nous voyons de la valeur les uns pour les autres et nous nous entraidons. Nous devons être en mesure de commercer à travers le continent”, a déclaré Ibukun Awosika, président de la première banque du Nigeria.

La Chine, qui est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique, n’a pas été exclue du débat. Avec un total d’environ 66,4 milliards de dollars dans 293 projets d’investissements étranger direct (IDE) répartis dans divers secteurs en Afrique. Carlos Lopes, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique explique la vision ‘‘autre’‘ du président Xi Jinping.

Le président Xi Jinping a une vision très différente des affaires mondiales comparativement à ses prédécesseurs. Il est plus affirmatif, ses politiques sont beaucoup plus claires et il est dépourvu de tout complexe sur le rôle de la Chine dans la construction de l’avenir. C’est une très bonne nouvelle pour l’Afrique. Parce que cela signifie que nous devons nous engager avec la Chine qui est prête à rivaliser avec d’autres superpuissances. Donc, je pense que si vous prenez en compte ces éléments, ce qui devient intéressant pour nous, c’est d’agir avec urgence. Démontrer nos capacités à avoir une stratégie envers la Chine. Depuis quelques années, notre stratégie s’articule autour de l’idée d’industrialisation et de transformation structurelle des économies. C’est quelque chose de grandiose en termes d’intérêts. Entre les intérêts de l’Afrique et les intérêts de la Chine.

Le consensus général est que l’Afrique est en mouvement et que le continent doit tirer parti de ses atouts, y compris sa population nombreuse et jeune pour s’assurer qu’elle maintienne son élan de croissance économique.

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