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Terrorisme maritime : des précautions pour en épargner le Golfe de Guinée

Terrorisme maritime : des précautions pour en épargner le Golfe de Guinée

Côte d'Ivoire

Stopper l’approvisionnement des groupes terroristes, briser d‘éventuels liens entre terrorisme maritime et attaques dans la bande sahélo-saharienne…. Le séminaire des experts aura accouché ce mardi à Abidjan, d’une série de stratégies destinées à prévenir le Golfe de Guinée du terrorisme.

Ce séminaire a réuni des experts d’Afrique de l’Ouest, du golfe d’Aden, de France et des Etats-Unis. Objectif poursuivi, conception des moyens de se prémunir contre “le terrorisme maritime dans le Golfe de Guinée”.

Un objectif en lien étroit avec la réalité qui prévaut dans cette partie de l’Atlantique d’une superficie de 5.629.471 km² s‘étendant du Liberia à l’Angola en passant par la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le bénin, le Nigeria, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon, Sao Tomé-et-Principe, le Congo et la RDC. “Avant le 11 septembre (attaque du World Trade Center), on ne savait pas qu’on pouvait prendre des avions pour percuter une tour”, rappelle le colonel Karim Coulibaly de l’Académie régionale de Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM) d’Abidjan.

Et aujourd’hui, c’est le “terrorisme maritime” qui inquiète dans le monde, y compris les quelque 260 millions de personnes vivant dans le golfe de Guinée. Il “peut arriver à tout moment et il faut donc anticiper”, souligne le colonel Coulibaly. Le golfe de Guinée a connu de nombreux actes de piraterie par le passé et fait désormais l’objet d’une surveillance accrue de plusieurs marines nationales.

Une anticipation proportionnelle à la menace

Plusieurs pays du Golfe ont fait l’objet d’attaques sur terre. Le cas de la Côte d’Ivoire qui a subi un attentat jihadiste dans sa station balnéaire de Grand-Bassam (mars 2016, 19 morts). Le Nigeria ou le Cameroun font face aux attaques incessantes du groupe Boko Haram. 

C’est ainsi que le séminaire d’Abidjan s’est fait un devoir d‘étudier les “liens avec le terrorisme qui sévit dans la bande sahélo-saharienne, notamment les connections entre piraterie/brigandage maritime et groupes armés terroristes”.

“Malheureusement, dans ce domaine, l’imagination est au pouvoir, tous les scenarii sont possibles  (…) ce n’est pas une fiction. L’idée est de donner une réponse à ce type de menace”, précise le Français Olivier Mornet de l’Institut de Sécurité Maritime Interrégionale (ISMI) d’Abidjan.

“Un signal nous a été donné au Yémen avec l’attaque du bateau américain (attaque de l’USS Cole en 2000) mais nous ne devons pas penser que le risque se limite aux bateaux américains ou au Yémen. Nous nous préparons à ce que nous ne connaissons pas”, affirme le procureur nigérian Labaran Shuaibu Magaki.

Le séminaire doit aussi réfléchir à comment stopper “l’approvisionnement réel ou possible” de groupes terroristes sur terre.