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Congo : des journalistes agressés face au ministre de la Communication

Congo : des journalistes agressés face au ministre de la Communication

Congo

La presse congolaise face à son ministre de tutelle ce samedi après l’agression de plusieurs journalistes jeudi, à Brazzaville la capitale congolaise. Thierry Moungalla, ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement recevait en effet les journalistes pour exprimer sa compassion après cet épisode douloureux qui a suscité une levée de bouclier dans le pays.

D’ailleurs, face au ministre, les journalistes n’ont pas manqué d’exiger la sécurité et la protection du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions. Laudes Martial, correspondant d’Africanews qui a été brutalisé et violemment dépossédé de son matériel (micro, enregistreur, téléphone portable, et bloc note) a de nouveau dénoncé une “agression sauvage et incompréhensible”. Il reste convaincu que ces violences sont l‘œuvre des agents de sécurité de l’Etat, vu que ses agresseurs l’ont eux-mêmes signifié.

Pour le ministre Moungalla, rien n’est moins sûr. “En tant que ministre de tutelle et téléspectateur assidu, je puis vous dire que beaucoup de nos chaînes privées n’ont pas de contenus pro-gouvernementaux. Mais pour autant, les journalistes de ces chaînes ne sont pas attaqués ou agressés”, a argué le ministre.

Au contraire, promet-il, “le gouvernement soucieux de la protection de la liberté de la presse qui est une valeur constitutionnelle, fera tout pour que ces incidents ne se reproduisent pas. A travers la force publique et tout particulièrement la police, le gouvernement fera tout pour que ces individus qui ont causé ces actes inqualifiables soient interpellés et répondent de leurs actes”, a-t-il ajouté.

Jeudi, alors qu’ils venaient rencontrer les avocats d’un opposant en prison, André Okombi Salissa, à 16h30 locales dans les locaux d’un journal, plusieurs journalistes ont été pris à partie par des individus en civil. Tout comme les journalistes agressés, les avocats de l’opposant ont eux-aussi accusé vendredi “les forces de sécurité” congolaises d’avoir empêché la tenue de leur conférence de presse.

Vendredi, la direction d’Africanews a fait part au Ministère de la Communication de son émotion et de sa protestation contre de tels actes de violence, et exigé des réponses quant aux motifs et auteurs de cette agression attentatoire à l’intégrité physique d’un journaliste, et à la liberté de la presse. La restitution du matériel confisqué au correspondant de la chaîne a par ailleurs été demandée.

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