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Après la suppression de visas dans la Cémac, le Gabon inquiet pour sa sécurité

Après la suppression de visas dans la Cémac, le Gabon inquiet pour sa sécurité

Gabon

“Oui à la libre circulation des personnes et oui à la sécurité également”. Ces mots sont d’Ali Bongo Ondimba, le chef de l’Etat gabonais. En visite en Guinée équatoriale en début de week-end, le dirigeant gabonais a fortement plaidé pour une “intégration sécurisée” après la mesure de suppression de visa pour les Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac).

Si M. Bongo loue l’intégration africaine et s’en dit un “fervent supporter”, il a cependant insisté auprès de ses pairs pour que “les décisions prises ne [mettent pas] en danger et en péril la stabilité de [leurs] pays”, souligne un communiqué de la présidence gabonaise à l’issue de la visite équato-guinéenne d’Ali Bongo.

Cette déclaration illustre bien les inquiétudes qui ont jusque-là retardé la libre-circulation des personnes dans la zone Cémac, pourtant contenu dans un accord ratifié en 2013. La preuve, lors du sommet d’octobre les Etats membres ont fait recours à Interpol afin de mieux surveiller les mouvements criminels dans la sous-région. En toile de fond, l’insurrection de la secte islamiste Boko Haram qui frappe le Cameroun et le Tchad ; de même que le conflit centrafricain où s’affrontent de nombreuses milices.

Les six membres de la Cémac (Tchad, Centrafique, Cameroun, Gabon, Congo et Guinée équatoriale) étaient parvenus en 2013 à un accord sur la libre circulation. Mais l’accord n’a jamais été appliqué en raison du refus de la Guinée équatoriale et du Gabon, deux pays pétroliers peu peuplés et relativement prospères qui craignaient notamment une immigration massive et non contrôlée.

Ce n’est que fin octobre 2017 que les pays la zone se sont enfin décidés à entériné cet accord, pour des séjours n’excédant pas les 90 jours.

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