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Éthiopie : réduction de peine d'emprisonnement à 3 ans pour l'opposant Yonatan Tesfaye

Éthiopie : réduction de peine d'emprisonnement à 3 ans pour l'opposant Yonatan Tesfaye

Ethiopie

Condamné initialement à six ans d’emprisonnement, Yonatan Tesfaye ne passera plus que trois ans derrière les barreaux. Ainsi vient d’en décider la Cour suprême kényane. Le jeune activiste foncièrement contre l’autoritarisme du pouvoir éthiopien est proche du bout du tunnel.

La Cour suprême d’Ethiopie a réduit de trois ans la peine d’emprisonnement de l’ancien porte-parole du parti d’opposition éthiopien Semayawi (Blue Party), Yonatan Tesfaye, condamné en mai à six ans et six mois, a annoncé lundi à l’AFP son avocat.  

Yonatan Tesfaye avait été inculpé puis condamné pour “association avec une organisation “terroriste”, après avoir critiqué le gouvernement sur son compte Facebook.

La Cour suprême a réduit sa peine car son avocat, Shebru Belete Birru, a argumenté qu’il n’aurait pas dû être poursuivi et condamné en vertu de la loi antiterroriste mais comparaître devant une juridiction de droit commun. 

Un activiste foncièrement contre “l’autoritarisme” du pouvoir éthiopien

Emprisonné depuis le 28 décembre 2015, Yonatan Tesfaye avait été notamment accusé d’avoir cherché “à nuire à la stabilité sociale, économique et politique du pays”. La cour fédérale d’Addis Abeba l’avait accusé également de collusion avec le Front de libération oromo (OLF), un groupe armé rebelle.

Dans l’un des messages Facebook cités par la cour, le jeune homme accusait la coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), “d’user de la force contre le peuple, plutôt que de privilégier le dialogue pacifique avec le public”.

Il faisait référence à la répression des manifestations qui secouaient la région Oromia, celle des Oromo, (ethnie majoritaire du pays), depuis le mois de novembre 2016.

Yonatan Tesfaye, un Oromo, est membre d’une jeune génération de militants déterminés à contester l’autoritarisme du régime qui dirige l’Ethiopie depuis la chute de Mengistu, en mai 1991.

La loi antiterroriste en Ethiopie est, selon les défenseurs des droits de l’Homme et l’ONU, utilisée pour faire taire les critiques de l’opposition.

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