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Centrafrique : MSF quitte Bangassou après une attaque à main armée

Centrafrique : MSF quitte Bangassou après une attaque à main armée

République Centrafricaine

Médecins sans frontières (MSF) a annoncé mardi soir avoir cessé ses activités dans la ville de Bangassou (sud-est de la Centrafrique) d’où elle a évacué son personnel humanitaire pour des raisons de sécurité.

“Suite à un violent braquage à main armée la nuit du 20 novembre, l’organisation internationale humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a évacué ses 58 personnel centrafricains et internationaux de Bangassou, cessant de fait toutes ses activités dans cette ville du sud-est”, selon un communiqué.

“Nous ne pouvons pas mettre la vie de notre personnel en danger alors qu’il est attaqué de même que les structures de santé que nous soutenons”, a écrit Frédéric Lai Manantsoa, chef de mission pour MSF en Centrafrique. 

Nous ne pouvons pas mettre la vie de notre personnel en danger alors qu’il est attaqué de même que les structures de santé que nous soutenons

L’ONG déplore devoir laisser 30 enfants de moins de cinq ans hospitalisés ainsi que 26 patients du service chirurgie sans soins. 

La mission des Nations unies (Minusca) et quelques missionnaires restent les seuls qui restent à Bangassou, qui compte environ 35.000 habitants, indique MSF, qui demeure présente dans dix autres villes de Centrafrique.

“La situation à Bangassou est tendue ces deux ou trois dernières semaines. Deux groupes antibalaka (antimachettes – des milices d’autodéfense qui prétendent défendre les chrétiens) se battent entre eux pour contrôler la ville”, a indiqué mardi une source humanitaire à Bangui. Lundi dans la nuit, une dizaine d’hommes ont escaladé le mur de l’enceinte de l’ONG pour voler de l’argent et des biens en menaçant des employés. 

Les patients sont sortis de l’hôpital et l’attaque a créé un climat de peur dans la ville. La population a commencé à fuir vers la ville congolaise de Ndu, de l’autre côté de la rivière Mbomou, selon la même source.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s‘était rendu fin octobre à Bangassou, où neuf Casques bleus avaient été tués entre mai et juillet.

Ces mêmes Casques bleus – gabonais, marocains et sénégalais notamment – tentent aujourd’hui de prévenir l’attaque par les milices antibalaka d’environ 2.000 déplacés musulmans qui ont trouvé refuge dans un séminaire catholique.

Les attaques contre les organisations internationales et humanitaires sont fréquentes en Centrafrique.

Plus de dix humanitaires ont trouvé la mort depuis le début de l’année. MSF a recensé dans son communiqué près de 40 agressions ou attaques contre son personnel ou ses structures depuis début 2017.

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