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L'Union européenne veut "améliorer" ses relations avec le Burundi

L'Union européenne veut "améliorer" ses relations avec le Burundi

Burundi

Les positions tendent à se décrisper entre le Burundi et l’Union européenne. Même si pour l’heure aucun acte concret n’a été posé dans ce sens, l’ambassadeur français au Burundi a relevé la volonté de l’Union européenne d’aller vers cet idéal.

Laurent Delahousse, l’ambassadeur de la France dans le pays a fait cette confidence alors qu’il était reçu par le président de l’Assemblée nationale burundaise en préparation d’une visite, la semaine prochaine, d’une délégation parlementaire de la Francophonie au Burundi.

L’occasion pour les deux hommes d’aborder les relations bilatérales entre leurs pays. C’est “une relation qui est aussi bonne que possible dans un contexte compliqué”, a déclaré l’ambassadeur Delahousse à la presse après l’audience.

A propos des rapports entre le Burundi et l’Union européenne, le diplomate concède en effet qu’elles ne “sont pas pour le moment aussi bonnes que celles entre la France et le Burundi”. Mais il y aurait de notables avancées.

Avec nos collègues de l'UE, nous avons tous une approche commune avec certes des styles différents. Mais nous avons la même approche. Elle consiste à vouloir améliorer nos relations avec le Burundi...

“Avec nos collègues de l’UE, nous avons tous une approche commune avec certes des styles différents. Mais nous avons la même approche. Elle consiste à vouloir améliorer nos relations avec le Burundi et à indiquer aux autorités burundaises et aux représentants du Burundi les circonstances, les sujets et dans certains cas, les conditions pour permettre à ces relations de devenir aussi belles que possibles”, a-t-il affirmé.

Des déclarations qui pourraient surprendre les autorités burundaises dont plusieurs croulent sous le poids des sanctions européennes. Fin octobre, l’UE décidait de renouveler ses sanctions à l’encontre de plusieurs hauts dignitaires burundais, avec à la clé le gel de leurs avoirs et une interdiction faite de voyager sur les territoires des pays membre de l’institution.

Depuis le début de la crise politique au Burundi en 2015, Bruxelles condamne couramment des “actes de violence, répression ou incitation à la violence et actes constituant de graves violations des droits de l’homme”. En retour, Bujumbura accuse ses détracteurs de soutenir ses opposants aujourd’hui exilés du pays.

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