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En Guinée, des migrants retrouvent un espoir dans des fermes

En Guinée, des migrants retrouvent un espoir dans des fermes

Guinée

Dans cet élevage de volailles, les employés, sont pour la plupart des migrants guinéens.

Située à Coyah , à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Conakry, cette ferme est l‘œuvre d’une ONG locale. Son objectif : donner un second espoir à ses jeunes qui ont choisi de regagner la Guinée après l‘échec d’un Eldorado rêvé en Europe. C’est le cas de Yamoussa Camara, il fait partir des 2.682 migrants qui sont retournés en Guinée avec l’aide de l’organisation internationale de migrations.

“Lorsque je partais en Algérie, j’ai perdu ma mère, j’ai perdu mon père, je suis partie avec deux amis et tous sont rentrés, on m’a trahi comme moi je n’avais pas d’argent, je me suis retourné, mais grâce à Dieu j’ai eu ce projet là ; cette ferme, je vais prendre ce projet là dans mes deux mains pour que le lendemain je sois un homme dans ma vie” a-t-il dit.

Avec ce programme de retour volontaire, l’OIM Guinée aide les migrants en fonction de leurs profils et de leurs besoins, à créer de petites entreprises et s’impliquer dans une initiative entrepreneuriale.

“On m’a appelé un beau matin j‘étais sur mon lit, je vois le numéro de l’OIM qui s’affiche sur mon téléphone en me disant Mr Barry Mamadou Toulel c’est vous les migrants retournés du Niger, on vous donne une ferme si vous pouvez travailler là dessus et là j‘étais ébahi, j‘étais très content pas ce que j‘étais surpris je ne savais même pas qu’il y avait une activité en place pour me soutenir”

“Aujourd’hui les résultats sont là visibles, je pense qu’on est là pour les soutenir et on va continuer à les soutenir pour faciliter leur réintégration depuis qu’ils sont rentrés dans leur pays” Michael Asima, Chef de l’OIM en Guinée.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations, un nombre croissant de migrants africains qui traversent le désert du Sahara ont déclaré être échangés dans ce qu’ils qualifient des marchés d’esclaves avant d‘être libérés en échange de rançon, pour échapper au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle.

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