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Dlamini-Zuma veut autonomiser la majorité noire si elle est élue

Dlamini-Zuma veut autonomiser la majorité noire si elle est élue

Afrique du Sud

Nkosazana Dlamini-Zuma, l’ancienne patronne de l’Union africaine (UA) et candidate à la présidence de l’ANC et aussi futur candidate à la présidence du pays a accordé une interview à la chaîne sud-africaine Africa News Network7 ce jeudi 09 novembre.

Entre corruption, l’avenir de l’ANC et ses ambitions politiques, elle livre ses projets.

L’ancienne épouse du président sud-africain Jacob Zuma a expliqué que tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la communauté blanche des affaires du pays refusait d’entériner sa candidature pour succéder au président Jacob Zuma en tant que leader du Congrès national africain (ANC).

Sa priorité était de transférer la richesse de la minorité blanche à la majorité noire, pauvre. Ceux qui s’opposaient à sa politique étaient principalement des blancs ou des membres de l‘élite noire qui veulent préserver le statu quo, a-t-elle précisé.

Interrogée sur le fait que sa politique n’allait pas faire fuir les entreprises, Nkosazana Dlamini-Zuma a répondu qu’il y avait pas de choix à faire entre la vie et un investissement.

“Je n’ai pas peur. Je n’ai pas peur d’eux. Mais je ne suis pas surprise que le capital minoritaire blanc ne m’appuie pas”, a-t-elle déclaré lors de interview.

Le congrès de l’ANC

Les délégués de l’ANC voteront pour un nouveau président le mois prochain. Dlamini-zuma aura en face  Cyril Ramaphosa, 64 ans, vice-président sud-africain, syndicaliste reconverti en homme d’affaires très populaire auprès des investisseurs étrangers et Zweli Mkhize, 61 ans trésorier de l’ANC depuis 2012.

“D’où je suis assise, ça a l’air bien. La campagne se passe bien” explique-elle

En décembre, l’ANC (au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994) doit choisir son nouveau président, et donc futur candidat à la présidence du pays, dans moins de deux ans. Le prochain président sud-africain sera en effet élu par le Parlement, issu des élections générales prévues en 2019.

Le thème de la corruption

Jacob Zuma l’actuel président sud-africain doit quitter le pouvoir en 2019 à l’issue de son deuxième et dernier mandat présidentiel, est englué depuis des mois dans une série de scandales politico-financiers pour lesquels l’ancienne présidente de la commission de l’union africaine a voulu se démarquer.

“On peut m’accuser de beaucoup de choses mais pas de corruption et je ne suis pas corrompu. Je ne pille pas.” a t-elle lancé.

L’apartheid en Afrique du Sud a pris fin en 1994 mais une grande partie de la richesse du pays reste entre les mains dans la minorité blanche. Les gouvernements successifs de l’ANC ont déclaré vouloir autonomiser la majorité, bien que de nombreux noirs n’aient vu que des gains économiques modestes.

Dlamini Zuma, qui a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement a été récemment présidente de l’Union africaine, s’est engagée à lutter contre la pauvreté et à combler le fossé béant entre les inégalités raciales.

Certains investisseurs s’inquiètent de son projet intitulé “transformation économique radicale”. Un projet qui, selon les critiques, est un terme populiste qui n’est pas soutenu par des politiques solides.

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