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Cameroun : ouverture du procès sur la catastrophe ferroviaire d'Eseka (avocat)

Cameroun : ouverture du procès sur la catastrophe ferroviaire d'Eseka (avocat)

Cameroun

Le procès des responsables présumés de la catastrophe ferroviaire d’Eseka, en octobre 2016, s’est ouvert mercredi à Eseka (centre du Cameroun) avec le témoignage d’un expert ferroviaire accusateur pour la compagnie ferroviaire Camrail, a appris l’AFP jeudi auprès d’un avocat des victimes. 

“Les débats ont été ouverts par l’audition d’un témoin de l’accusation et d’un expert ferroviaire”, a affirmé à l’AFP Me Guy Olivier Moteng, membre d’un collectif d’avocats défendant certaines victimes.

“L’expert a expliqué qu’il existe un rapport datant de 2015 et connu de Camrail selon lequel le train (à l’origine) de l’accident n‘était pas en mesure de garantir la sécurité (des passagers)”, a-t-il rapporté.

“Il a conclu à la défectuosité du système de freinage de ce train”, insistant sur le fait que cela était connu des responsables de Camrail, a ajouté l’avocat.

Selon lui, l’affaire a été ajournée au 22 novembre, date à laquelle d’autres témoins de l’accusation seront auditionnés. L’AFP n’a pas réussi jeudi après-midi à joindre d’autres parties du procès.

Plus de 15 personnes sont poursuivies dans le cadre de cette affaire pour “homicide involontaire, activités dangereuses, négligence et imprudence (notamment)”, selon Me Moteng.

Les mis en cause sont principalement issus de Camrail, une compagnie ferroviaire dont le groupe français Bolloré est l’actionnaire majoritaire.

L’ex-directeur général de Camrail, Didier Vandebon, ainsi que son remplaçant, Jean-Pierre Morel, étaient présents dans le box des accusés mercredi, selon Me Moteng. Tous deux comparaissent libres au procès.

En mai, un premier procès avait été lancé à Douala à la suite d’une plainte introduite par deux familles de disparus, les plaignants demandant à la justice de contraindre les responsables de Camrail à leur donner des nouvelles de leurs proches. 

Par la suite, les plaignants dans cette première procédure s‘étaient désistés, optant pour une procédure administrative pour être fixé sur le sort de leurs proches.

Le 21 octobre 2016, le déraillement d’un train avait fait 79 morts et environ 600 blessés, selon les autorités, vers la gare d’Eseka (centre) entre la capitale économique Douala et Yaoundé.

Des témoins pensent que le bilan des victimes est beaucoup plus important. A ce jour, certaines familles restent sans nouvelles de leurs proches qui étaient présents dans le train.

La principale cause de l’accident est “une vitesse excessive”, selon une enquête officielle demandée par la présidence camerounaise, qui avait pointé la responsabilité de Camrail.

AFP
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