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Première opération du G5 Sahel : "quelques problèmes logistiques"

Première opération du G5 Sahel : "quelques problèmes logistiques"

Mali

C’est non sans difficultés que le G5 Sahel a lancé lundi sa première opération dénommée “Hawbi”.

Des “problèmes logistiques” mais “pas insurmontables”, selon le colonel-major nigérien Mahamadou Mounkaila, qui commande depuis Niamey la région “Centre” de cette force de lutte antiterroriste qui mobilise quelque 500 soldats.

“C’est avoir les moyens nécessaires, la communication nécessaire et l’entraînement nécessaire qui va avec, et bien sûr un accroissement de plus en plus grand de nos effectifs sur le terrain pour pouvoir mieux rayonner dans la zone.” Estime le Colonel Saidou Nya, Burkinabé, chef d‘État-major de la région “centre” du G5 Sahel.

Même si son poste de commandement pour la région “Centre” est encore en construction à Niamey, la force veut accélérer ses premières opérations qui se déroulent dans les zones dites arides aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Par rapport à la modicité des moyens de nos pays, nous avons mené cette opération (G5 Sahel, ndlr) d'abord en comptant sur nos propres forces, mais bien sûr en relation avec un certain nombre de pays partenaires, notamment la France à travers la force Barkhane qui nous aide sur le terrain.

Une zone en passe de devenir un sanctuaire des groupes armés terroristes et des groupes criminels organisés” selon le Colonel.

“Mais nous savons que, par rapport à des intérêts peut-être, qui peuvent converger à certains moments, ces groupes terroristes sont capables de coopérer dans certaines actions, où ils trouvent des intérêts communs. C’est une première mission, nous avons beaucoup de leçons à tirer, mais je ne pense pas que ce soit insurmontable”, souligne-t-il, en évoquant “essentiellement des problèmes d’ordre logistique” sur un terrain désertique difficile.

Alors que l’opération touche presque à sa fin, l’objectif affiché est désormais “un accroissement de plus en plus grand des effectifs sur le terrain.

La force conjointe prévoit atteindre d’ici à mars 2018 une capacité de 5.000 hommes, répartis en sept bataillons : deux pour le Mali et le Niger, et un pour le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie.

Le financement du G5-Sahel est loin d‘être bouclé : seuls 108 millions d’euros ont été promis, sur les 423 jugés nécessaires par les pays membres. Une conférence internationale de planification des contributions est prévue le 16 décembre 2017 à Bruxelles.

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