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RDC : l'ex-chef du service anti-corruption dans le Sud-Kivu inculpé

RDC : l'ex-chef du service anti-corruption dans le Sud-Kivu inculpé

République démocratique du Congo

Ancien chef du service anti-corruption dans le secteur minier dans le Sud-Kivu en RDC, Abbas Kayonga est accusé de rébellion, assassinat et détention illégale d’armes de guerre.

Les choses sont allées très vite pour Abbas Kayonga. Démis le 02 novembre de ses fonctions de chef de service anti-corruption dans le domaine des mines du Sud-Kivu, c’est le lundi 06 novembre qu’il a comparu devant la justice militaire de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu à l’est de la RDC. Avec 29 autres accusés, il est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation.

Il s’agit entre autres de « rébellion, assassinat, détention illégale d’armes et munitions de guerre, incitation de militaires à commettre les actes contraire à la loi », ainsi que l’a expliqué à l’ouverture du procès, le colonel Roger Wavara, une des autorités militaires du Sud-Kivu.

Mais, en attendant l’issue de ce procès, l’arrestation de Kayonga a eu un prix. L’affrontement le 05 novembre entre ses « éléments » et la force publique a coûté la vie à six personnes (3 militaires et 3 civils). Et selon le colonel Wavara, « dix armes lourdes, trois armes légères et plusieurs munitions » ont été trouvées dans la résidence de M. Kayonga, lors d’une perquisition.

Rébellion, assassinat, détention illégale d’armes et munitions de guerre, incitation de militaires à commettre les actes contraire à la loi

À la suite de cet accrochage, Kayonga s’est réfugié dans les locaux de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) qui n’a pas tardé à remettre le fugitif aux autorités congolaises.

Si l’on ignore jusqu’ici la déclaration de l’accusé lors de sa première comparution, il a indiqué un jour avant son arrestation, avoir sollicité après sa suspension, « une protection policière par crainte de représailles de certains fraudeurs qui seraient tentés de se venger contre moi ».

Hier, traqueur de fraudeurs miniers, Abbas Kayonga est aujourd’hui traqué par la justice de son pays. Reste à savoir s’il aura droit à un procès véritablement équitable dans un pays catalogué par des Ong comme l’un des prédateurs des droits de l’homme.

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